Neil Gaiman, Sandman VII

Neil Gaiman est un géant. La série Sandman dont il est le scénariste est un de ses multiples chef-d’œuvres. Il y donne libre cours à son talent de créateur et recycleur de légendes. Le héros de Sandman est Dream, un des éternels, avec Delirium, Despair, Destruction, Death, Desire et Destiny.

Vies brèves, le tome 7, est centré sur Delirium qui cherche de la compagnie pour partir à la recherche de Destruction disparu depuis 300 ans. Dream (que l’on appelle parfois Morphée), accepte de l’accompagner pour échapper à son palais et à son récent dépit amoureux. Leur quête ne sera pas sans risque (surtout pour les pauvres humains qui croisent leur route), et obligera Dream à revoir son fils Orphée.

Tout l’univers de Gaiman dans ce septième volume : On y retrouve des Dieux tombés dans l’oubli, des personnages de la mythologie, des légendes, tous mêlés aux vies très actuelles de notre monde moderne et matérialiste. L’originalité de ce nouveau volume tient à la personnalité de Delirium, gamine paumée et capricieuse, sans mémoire et sans inhibitions. Elle donne ses couleurs, son humour et son absurdité à l’album, et arrive même parfois à humaniser Dream qui, comme ses frères et sœurs, n’est pas un modèle de compassion !

Comme toujours dans Sandman, il faut accepter de rentrer dans ce monde à la fois onirique et très prosaïque, accepter pour les purs amateurs de BD de lire un texte dense et littéraire, accepter pour les amateurs de romans d’avoir une partie de l’histoire racontée par des dessins. La récompense est une magnifique histoire, subtile, poétique, prenante, qui donne envie, immédiatement, de relire les autres volumes.

On me reprochera peut-être de ne pas parler des illustrateurs. C’est que je suis surtout sensible aux histoires de Gaiman, et que je ne sais trop quoi dire de ses illustrateurs, sinon qu’ils les mettent superbement en valeur. Pour ce volume ils s’appellent Jill Thompson et Vince Locke.

Neil Gaiman, Jill Thompson et Vince Locke / Vies brèves (Sandman 41-49, 1992-1993), Panini Comics, traduit de l’anglais par Geneviève Coulomb.

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