Le roman noir par Jean-Bernard Pouy

Une brève histoire du roman noir, par Jean-Bernard Pouy. Tout est dit.

En quelques chapitres et d’une plume alerte, Jean-Bernard Pouy nous dit pourquoi il aime le roman noir, et nous raconte ses auteurs préférés. Accessoirement, il dresse une brève histoire et géographie du genre. Bien plus qu’un cours magistral, ou qu’une conférence universitaire, on a là une véritable déclaration d’amour.

Car JB Pouy aime le roman noir. Il aime les œuvres et les auteurs. Et il le dit avec le style, l’humour et la vivacité qu’on lui connaît. Le début de ce petit essai est d’ailleurs explicite, il s’agit d’un avis absolument pas objectif (mais quoi de plus ennuyeux que l’objectivité), et surtout de l’avis très personnel de quelqu’un qui parle de ce qu’il aime.

«Si je tente cette brève histoire du roman noir, c’est essentiellement parce que j’en écris, et que je ressens, partialement, la force et la « justesse » de ce genre littéraire flou, à géométrie variable, et sujet à maintes explicitations, explications et définitions ».

Certes le spécialiste n’apprendra peut-être pas grand-chose, même s’il peut découvrir, ici ou là, un bijou bien caché qui lui avait échappé. Mais quel plaisir de lire, aussi bien exprimé, ce qu’on pense de tel ou tel auteur. Quel plaisir de voir une passion partagée. D’autant plus que JB Pouy sait parfaitement qu’on instruit mieux en amusant, ce qui veut dire que l’on ne risque pas de s’ennuyer. A titre d’exemple, voici les remerciements :

« Je remercie tout particulièrement Claude Mesplède et sa bande […] et puis tous les autres, généralement des amis, des confrères (y compris Albert Wikipédia), que j’ai pompés en toute impunité. Mais les amateurs de roman noir sont une grande famille »

Quant à ceux qui voudraient découvrir cette littérature, ils ont là un point de départ parfait, qui leur permettra d’explorer de belles pistes de lecture, et de se faire leur propre goût.

Convaincus ?

Tient, s’il en était besoin, une preuve que c’est un bon bouquin, c’est qu’en exergue d’un de ses chapitres il y a la phrase que vous voyez ci-dessus, qui ouvre Le dernier baiser de Crumley. C’est dire si l’homme a bon goût !

Jean-Bernard Pouy / Une brève histoire du roman noir L’œil neuf (2009).

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