Les dents de l’amour II

Vous vous souvenez peut-être de Tommy, 19 ans, originaire de l’Indiana, apprenti écrivain et Jody, rousse flamboyante de 26 ans, récemment vampirisée par un monstre de plus de 800 ans ? Non ? Mais si, ça s’appelait Les dents de l’amour. Voilà, vous y êtes.

Nous les retrouvons dans D’amour et de sang frais, toujours sous la plume fort inventive de Christopher Moore. Pour ceux qui n’ont pas suivi le début, Jody est toujours une ravissante vampire, le monstre qui l’avait transformée est, pour l’instant, neutralisé, et elle vient juste de transformer Tommy, son amour, histoire de tout partager avec lui. Tout, et surtout des emmerdes … Pas facile pour les seigneurs (saigneurs ?) de la nuit de trouver à manger quand on a encore une mentalité et une morale de jeune homme bien élevé de l’Indiana, sans parler de visiter un logement ou d’avoir une vie sociale quand le moindre ultraviolet vous réduit en cendres.

Pour simplifier le tout, les Animaux, à savoir la bande d’allumés avec qui Tommy travaillait avant, revient de Las Vegas en compagnie d’une pute bleue (oui, une pute bleue, pour savoir ce que c’est il faut lire le livre) bien décidée à devenir une vampire, et le vieux monstre que les deux tourtereaux croyaient hors course va trouver le moyen de se libérer.

Heureusement une ado gothique et futée et un ninja chimiste vont leur venir en aide. Et l’empereur et ses hommes veillent toujours sur la bonne ville de San Francisco.

En démarrant le roman on peut craindre que Moore ne tire un peu sur la ficelle, la transformant en très grosse ficelle. Et bien non. Il faut savoir, dans un premier temps, que si les deux romans se sont suivis en traduction française, Christopher Moore a quand même laissé passer 12 ans entre ses deux romans. Il en a profité pour étoffer sa galerie de cinglés. Ils sont tous là. Et il en invente d’autres encore plus allumés que les anciens.

Son sens de l’humour fait une nouvelle fois mouche, son imagination semble sans limite et il réussit à étonner encore et toujours ses lecteurs. Et de temps en temps, sous la franche rigolade, on sent poindre une grande tendresse, une belle humanité, et une vision aussi acérée que les canines de nos héros préférés de notre joli monde.

Donc un grand moment de plaisir, avec rire, émotion, frissons. Que demander de plus, franchement ?

Christopher Moore / D’amour et de sang frais (You suck. A love story, 2007), Calmann-Levy (2009), traduit de l’américain par Luc Baranger.

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