Terry Pratchett est grand.

Terry Pratchett est grand, Patrick Couton est son prophète (du moins pour les francophones). Je sais, je l’ai déjà dit. Ben je le répète à l’occasion de la sortie de L’hiverrier.

Dans ce nouveau volume on retrouve Tiphaine Patraque, sorcière stagiaire, Mémé Ciredutemps, sorcière en chef (je sais, il n’y a pas de chef chez les sorcières, c’est impossible et impensable, d’ailleurs, comme elles le disent toutes très bien, Mémé ne permettrait jamais qu’il ait une chef, alors), et bien entendu, comme toujours quand il y a Tiphaine il y a les Nac mac Feegle, ces sortes de gnomes très forts et un rien turbulents. Tiphaine est donc en stage dans les montagnes de Lancre, loin de ses collines. Et Tiphaine fait une grosse, une très grosse bêtise, elle danse avec L’hiverrier, l’entité qui fait l’hiver, qui tombe amoureux d’elle, et la cherche partout. Sa cour est un peu fraîche, mais surtout, s’il ne devient pas raisonnable, le printemps ne reviendra jamais …

Parfois je me demande à quoi servent les billets que j’écris, rarement mais parfois. Et là c’est le cas. Parce qu’il n’y a que deux possibilités.

Soit vous êtes déjà Pratchettophiles, que vous le connaissiez depuis longtemps ou que mes trois billets précédents vous aient convaincus. Il suffit que j’écrive : Il y a une nouveau Pratchett pour que vous vous précipitiez dans une librairie.

Soit malgré tous mes efforts vous ne l’êtes pas, et je ne vois pas ce que je pourrais rajouter.

Je vais donc juste écrire que les Nac mac Neegle sont une des inventions les plus géniales d’un auteur qui ne manque pourtant ni de génie ni d’inventivité. Qu’ils relèguent les martiens de Brown et les Gremlins au rang de mioches sous calmant, et que dans les mains de Pratchett ils se transforment en véritable dynamite.

Que comme chaque fois qu’il y a les sorcières c’est à la fois très drôle, et incroyablement humain et humaniste, mais aussi méchant.

Qu’une fois de plus c’est beaucoup plus profond qu’il ne pourrait paraître.

Que le personnage d’Annagramma, jeune sorcière suffisante et horripilante est hurlant de vérité. Annagramma qui « Si elle était sur le point de se noyer et qu’on lui envoyait une corde, elle se plaindrait qu’elle ne soit pas de la bonne couleur … ». Vous en connaissez forcément des comme ça.

Qu’on y apprend, enfin, un des grands secrets de la sorcellerie, à savoir la juste utilisation du Pipo.

Comme vous êtes gentils, un petit extrait. Moi ça me fait rire que voulez-vous :

« D’après elle, on peut compter sur leur sagesse paysanne.

– Ben, c’est madame Obol, la vieille dame qui est passée, et tout ce qu’elle a c’est une ignorance paysanne. […]. Ecoute, ce n’est pas parce qu’une femme n’a pas de dents qu’elle a bu bon sens. Ca veut peut-être simplement dire qu’elle est bête depuis très longtemps ».

Bon, à vous maintenant.

Une dernière chose, si quelqu’un qui passe par ici sait comment contacter Patrick Couton, j’aimerais bien l’interviewer sur son boulot sur Pratchett.

Terry Pratchett / L’hiverrier, (Wintersmith, 2006) L’Atalante/La dentelle du cygne (2009), traduit de l’anglais par Patrick Couton.

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