Adieu Stoney

Je l’avais sous le coude mais j’hésitais à l’ouvrir. Parce que c’est le dernier, parce que les différents blogs, ici et là, semblaient tous unanimes pour dire que c’était loin d’être le meilleur, parce que j’avais peur d’être déçu … Mais avec le temps des vacances, je ne pouvais plus reculer, j’ai donc lu le dernier Stoney,  Dark Tiger, testament de William G. Tapply.

Stoney Calhoun a trouvé un équilibre entre sa mémoire défaillante, son amour pour Kate et son travail de guide de pêche. Un équilibre qui va voler en éclat quand ses anciens employeurs qui, eux, n’ont pas perdu la mémoire, trouvent le moyen de l’obliger à reprendre du service. Il va devoir découvrir qui a tué un agent du gouvernement travaillant sous couverture dans un luxueux hôtel pour amateurs de pêche à la frontière canadienne.

C’est donc le dernier Stoney Calhoun. Son auteur mort, nous n’en saurons pas davantage sur son passé. Il fut donc une sorte de super espion (on s’en doutait un peu). Mais on ne saura jamais comment il a réellement perdu la mémoire, et ce qu’il a vraiment fait dans sa vie d’avant. Stoney nous quitte, avec sa part de mystère.

Je suis bien obligé d’être d’accord avec les commentaires lus ici ou là, ce n’est pas le meilleur Stoney. D’un autre côté, je ne vois pas très bien quel lecteur, ayant été accroché par les deux premiers, pourrait résister à la tentation de lire celui-ci. Et le lire avec plaisir.

Certes l’enquête est peut-être encore plus secondaire que dans les deux premiers. Mais ce n’est pas bien grave. Il n’y a bien que Tapply qui puisse me faire lire des pages et de pages sur la pêche alors que je n’ai jamais pensé attraper le moindre poisson de ma vie. Il n’y a que lui qui peut me faire penser, l’espace de quelques pages, que l’on peut avoir plaisir à attendre, sous la pluie, qu’un bouchon s’enfonce ! La magie opère, une fois de plus. Stoney est toujours aussi attachant, Ralph aussi,  et la nature du Maine toujours aussi belle. Que demander de plus ?

Adieu Tapply, adieu Stoney, on ne saura jamais qui tu étais vraiment, ni si tu trouveras un jour la paix, avec Kate, au fond de tes bois … Libre à chaque lecteur de continuer, à son gré, ton aventure.

William G. Tapply / Dark tiger  (Dark Tiger, 2009), Gallmeister (2010), Traduit de l’américain par François Happe.

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