Walt Longmire chez les basques du Wyoming

Depuis la découverte du comté (imaginaire) d’Absaroka et la rencontre avec son attachant nounours de shérif Walt Longmire, j’attendais la suite avec impatience. La voici avec Le camp des morts, sous la plume (d’aigle ?) de Craig Johnson.

Un soir le corps de Mari Baroja est découvert, sans vie, dans la chambre qu’elle occupe dans la maison de retraite de Durant, Wyoming. Une mort sans histoire. Qui devrait être sans histoire. Mais son voisin de chambre, Lucian, l’ancien shérif, demande à Walt Longmire de faire pratiquer une autopsie. Comme Walt ne peut rien refuser à son mentor, il accepte, sans savoir qu’il vient de mettre les pieds dans une sale affaire vieille d’un demi siècle. Dehors, la tempête fait rage, la neige s’accumule, Noël approche. Un Noël qui s’annonce agité.

Revoici donc Walt Longmire, Vic son adjointe, Henry Standing Bear son ami indien et barman, et les paysages grandioses du Wyoming. Il va sans dire que je suis enchanté de les retrouver.

Un deuxième volume tout aussi réussi que le premier, qui met au centre de l’intrigue, après les indiens des réserves Crow et Cheyenne, un autre peuple étrange … les Basques, installés depuis longtemps dans ces régions peu peuplées. Des basques venus faire les bergers et qui ont amené avec eux leur langue, leur religion, leurs curés et leurs traditions, et ont transplanté le tout si loin de leur terre natale.

Tout cela est décrit avec l’humanité, le sens de l’intrigue, les dialogues impeccables, et l’humour de Craig Johnson. Et puis il y a la nature. La nature toute puissante dans ce coin fort peu peuplé des US. D’autant plus puissante que cet épisode se déroule en hiver, et que l’auteur s’y entend à rendre le froid, la neige, les bourrasques … Je sais que ce n’est pas pratique, mais il est bon de prévoir les moufles pour tourner certaines pages.

Bref, on n’est pas déçu, on retrouve intact le plaisir éprouvé à la lecture de Little Bird, on se régale, et on attend le troisième.

Craig Johnson / Le camp des morts  (Death without company, 2008), Gallmeister (2010), Traduit de l’américain par Sophie Aslanides.

PS. Craig Johnson sera aux quais du Polar à Lyon, il est déjà en France. Si vous avez l’occasion d’aller le voir, ne le ratez pas, il est passionnant et adorable. Pour plus de renseignements, c’est là.

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