Commissaire Van In de Bruges

Je suis dans une série de personnage récurrents … Après Charitos, Petra et Fermín, Varg Veum, voici le commissaire Van In de Pieter Aspe dans La mort à marée basse. J’avais entendu parler de cette série, sans jamais en lire aucun, oubli maintenant réparé.

Tout commence avec Miriam, fille d’un huissier de justice influent, qui vient voir le commissaire Vin In de Bruges pour porter plainte pour viol. Cela continue avec un cadavre retrouvé enterré jusqu’au cou sur la plage. Et se conclue, dans la même journée, par l’ordre de son chef d’enquêter sur l’importation de contrefaçons en provenance d’Asie.

Van In aimerait bien s’occuper en priorité des vivants, et donc de l’affaire de viol, mais il n’a pas le choix. Et peu à peu, les fils des enquêtes commencent à s’emmêler, et Van In se met à remuer la vase dans la bonne société de Bruges. Ce qui n’aura pas l’heur de plaire à tout le monde. Mais cela, Van In s’en moque.

J’attrape donc la série au beau milieu, en ayant raté quelques épisodes. Même si je n’ai pas l’impression d’avoir découvert l’Auteur à ne pas manquer, j’ai passé un bien bon moment, malgré quelques faiblesses.

Commençons par ce qui n’est pas trop réussi : Si l’intrigue est bien menée, on ne peut pas dire de même de sa conclusion. La fin est tirée par les cheveux, pour ne pas dire pas vraiment crédible. Et les motivations des uns et des autres (en ce qui concerne les criminels), ne sont pas franchement très claires.

Un défaut qui pourrait être rédhibitoire si l’énergie et l’humour de l’ensemble n’emportait pas le morceau . En effet, si rien n’est révolutionnaire (on est dans le procédural pur et dur), le style est vif et mordant, les répliques fusent, les personnages intéressants, et la ville de Bruges, ses bars, ses restaurants, ses bières, ses rues, son ambiance fort bien croquée.

L’ensemble est habité par une énergie, un allant et une vie communicatifs. Les « bourgeois » chantés par Brel ne sont pas ratés. Et on referme le bouquin avec une envie terrible d’aller écluser quelques bières avec Van In.  Donc on passe un excellent moment de lecture.

Pieter Aspe / La mort à marée basse (Dood Tij, 2000), Albin Michel (2010), traduit du néerlandais par Marie Belina-Podgaetsky et Emmanuèle Sandron.

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