Hap et Leonard, le retour.

Après la densité et l’érudition de dernier roman de José Manuel Fajardo, un peu de détente était bienvenue. Ca tombait bien, j’avais récupéré, à ma grande joie, le dernier Joe R. Lansdale, Vanilla Ride, et pour que mon bonheur soit parfait, ce roman est le dernier de la série Hap et Leonard.

Au cas, très improbable, où vous ne connaîtriez pas encore ces deux zigues, une présentation rapide. Hap et Leonard sont deux branleurs texans, amis fidèles, grands castagneurs devant l’éternel. Ils vivent de petits boulots et se mettent régulièrement dans des situations merdiques, voire très merdiques. Complétons en disant que Hap est blanc, hétéro (et en ménage avec une bombe rousse répondant au nom de Brett), et plutôt démocrate, et que Leonard est noir, homo et plutôt républicain. Finissons en disant que le moindre échange verbal entre Leonard, Hap et Brett fait exploser n’importe quel détecteur de grossièretés scatologiques, même le moins sensible.

Hap et Leonard sont plutôt peinards depuis quelques temps : « Ca faisait un bout de temps qu’on ne m’avait pas tiré dessus, et personne non plus ne m’avait cogné la tête depuis au moins un mois ou deux. ». Ils acceptent d’aider un ami, ancien flic à la retraite, à récupérer sa petite fille qui vit avec un dealer qui la bat. Une bonne baston plus tard, la gamine a rejoint le giron familial. Mais, car il y a un mais … En tabassant les nuisibles Hap et Leonard se sont mis à dos un bande de méchants très méchants, et très rancuniers, et se retrouvent donc avec une bande de tueurs aux trousses, et dans le collimateur du FBI. Fini la tranquillité, le rodéo va pouvoir commencer.

Enfin, ils sont de retour ! J’étais en manque de poésie et de délicatesse, grâce ce nouvel épisode des aventures des deux héros les plus … Les plus quoi ? Incorrects ? orduriers ? drôle ? scatologiques ? du polar mondial.

Eclats de rires, bastons titanesques, suspense garantis. En creux, le portrait d’une Amérique rurale, raciste, inégalitaire, violente, injuste, obscurantiste … Mais une Amérique que l’auteur aime de toute évidence.

Un petit exemple de dialogue entre les deux zozos, qui discutent de deux FBI men qu’ils  viennent de subir :

« – Tu sais ce qui est Zarb avec la momie et son pote, c’est qu’ils s’imaginent qu’on devrait les croire juste parce qu’ils bossent pour le gouvernement.

– C’est comme le religion dis-je. Le FBI, c’est une question de foi, ça ne se discute pas.

– Eh ben, c’est débile.

– J’ai dit que c’était comme la religion non ?

– Oh ouais, d’accord. »

C’est aussi pour ça que je les aime ! Bref, un vrai moment de détente intelligente (si si, intelligente) et drôle.

Joe R. Lansdale / Vanilla Ride (Vanilla Ride, 2009), Outside/Thriller (2010), traduit de l’américain par Bernard Blanc.

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