Faut pas chercher Lucien Perrain

La nuit du souvenir, une réédition de Joseph Bialot chez folio.

Lucien Perrain est un rescapé. Un rescapé des camps d’extermination. A son retour en France, il semble avoir réussi à construire une vie normale. Avec une petite entreprise, une famille, et un petit fils, Julien, qu’il adore. En apparence, les camps sont oubliés. En apparence seulement. Quand Julien est enlevé et que les ravisseurs contactent son fils pour demander la rançon Lucien décide que plus jamais on ne lui dictera sa conduite. Il ressort son vieux Lüger et part affronter les imbéciles qui ont cru qu’il serait une proie facile, lui qui a survécu à l’indicible …

Cela pourrait être un polar banal, l’histoire mille fois écrite du citoyen banal pris dans des événements qui le dépassent, et obligé par ces événements à devenir un privé/tueur/flic … qu’il n’était pas auparavant. C’est d’ailleurs cela, entre autres.

Mais Julien, comme l’auteur, a survécu aux camps de concentration. Ce qui change tout. Et donne à Joseph Bialot l’opportunité de tenter, une fois de plus, d’expliquer l’inexplicable, de faire partager une expérience que personne ne peut comprendre s’il ne l’a pas vécu.

Au-delà de l’histoire, bien menée, le roman marque alors par son impact émotionnel, sa noirceur mais aussi son humanité.

Joseph Bialot / La nuit du souvenir, Folio/Policier (2010).

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