Le mandarin Tân dans la tourmente.

Je vous ai déjà parlé de la série consacrée au Mandarin Tân de Tan Van Tran Nhut (commencée à quatre mains avec sa sœur, et qu’elle continue seule). Bien que je ne sois pas, a priori, fana des polars historiques, j’adore ceux-là. J’étais donc tout content de trouver le huitième épisode, Les corbeaux de la mi-automne.

Fête de la mi-automne dans la province, en général tranquille, du mandarin Tân. Une province qui perd toute quiétude quand un jeune garçon est retrouvé mort noyé, alors qu’un vandale s’attaque aux temples taoïstes et bouddhistes de la région, mettant en particulier à mal … leurs toilettes. Pour couronner le tout un intrigant, proche d’un conseiller de l’empereur qui n’inspire qu’à le détrôner, vient solliciter Tân pour retrouver un trésor chinois vieux de quelques siècles qui pourrait « acheter » l’aide des grands voisins pour battre le seigneur félon du sud qui, lui aussi, veut renverser l’empereur. Une façon pour les chinois de remettre un pied dans ce Vietnam dont ils ont été chassés …

En ce début de XVII° siècle la vie est décidément bien compliquée pour un représentant de l’empereur qui doit choisir entre deux maux.

Tout le charme et l’intérêt de la série dans cette huitième enquête du Mandarin Tân. Une belle intrigue, une reconstitution historique solidement documentée qui sait mettre en lumière les contradictions d’un pays en pleine mutation, de l’humour, une écriture originale et picaresque et une énergie communicative.

Bref on apprend en s’amusant selon la formule consacrée. En s’amusant et en prenant un énorme plaisir à sentir les odeurs de cuisine à déguster des plats inédits, à toucher les étoffes soyeuses. A sourire de la rapacité et de la suffisance (en grande partie justifiée) du Docteur Porc, à s’amuser d’une bagarre dans une échoppe (beau morceau d’anthologie), à s’émouvoir du désarroi d’une jeune femme abandonnée ou d’un jeune homme mal aimé …

Bref du Tran Nhut cousu main toujours aussi bien.

Tran Nhut / Les corbeaux de la mi-automne, Picquier (2011).

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