Un Westlake sinon rien.

Après ces trois romans, déroutants et/ou éprouvants il me fallait une bonne récréation, certaine à 100 %. Et je n’avais pas encore lu le Donald Westlake paru en juin, Monstre sacré. Difficile de trouver mieux pour un plaisir garanti.

Dans sa villa grandiose, au bord de sa superbe piscine Jack Pine reçoit un journaliste de People qui vient l’interviewer. Jack est une star vieillissante, il enchaine maintenant les films sans gloire dans une brume d’alcools et de drogues. Ce matin c’est particulièrement dur. Il ne souvient plus du tout de ce qu’il a fait la veille.

Mais bon, ce n’est pas la première fois que Jack raconte, encore et encore, les mêmes anecdotes sur sa carrière, et puis, même s’il est plus que brumeux, Jack est un vrai pro … Sauf que là, le journaliste a l’air bien curieux, et que petit à petit, certains épisodes peu reluisants ressortent …

Pas le meilleur Westlake mais un très bon. Et un très bon Westlake c’est déjà le haut du panier. Dialogues cousus main, construction narrative millimétrée et virtuose au service d’une intrigue impeccable, écriture d’une limpidité parfaite qui, comme chez Elmore Leonard donne une impression d’évidence et de facilité …

Au final la peinture au vitriol du monde du cinéma et en même temps une immense tendresse pour les marionnettes pitoyables mais ô combien humaines qui s’agitent sous nos yeux.

Bref du plaisir certifié Donald Westlake.

Donald Westlake / Monstre sacré (Sacred monster, 1989), Rivages/Thriller (2011), traduit de l’américain par Pierre Bondil.

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