Une excellente SF grand spectacle.

Les vacances c’est le bon moment pour prendre le temps de lire un peu de SF, et de me rappeler combien j’aime ça, aussi. Et ça faisait une éternité que je ne m’étais pas plongé dans un bon space opéra. Grace aux deux volumes des Enfants de la conquête de Celia S. Friedman, je me suis fait plaisir.

Braxi et Azéa deux empires en guerre depuis des siècles.

Braxi, dominée par les Braxanas est une société de structure féodale qui vénère la guerre et les talents guerriers. La domination des Braxanas, qui ont droit de vie et de mort sur le reste de la population, s’appuie sur leur perfection physique (ils sont beaux comme des dieux et rompus à toutes les façons de tuer) et sur leur puissance financière. Pour eux les affaires ne sont qu’une autre façon de faire la guerre.

Azéa, empire fondé par des colons ayant appris à survivre sur une planète hostile est devenu spécialisée en génétique et abrite en son sein un Institut qui étudie et « cultive » les télépathes. Tout nouveau né est testé génétiquement et ne peut accéder à de hautes fonctions que si son patrimoine génétique est pur.

La guerre dure depuis si longtemps qu’il semble qu’elle ne doive jamais s’arrêter … Deux adversaires formidables vont s’y affronter.

Zatar, arrogant, guerrier, dominateur et brillant, mais aussi novateur et moins tributaire des traditions que les autres braxanas et donc plus imprévisible. Anzha Lyu, reniée par les instances d’Azéa car son code génétique n’est pas pur à 100 %, la plus grande télépathe détectée à ce jour, refusant les codes de son empire mais désirant venger ses parents qui ont été empoisonnés par Zatar. Leur confrontation personnelle aura des répercussions sur le sort des deux empires.

Ah, que c’est bon un space opéra quand c’est bien mené ! On est certain d’en avoir pour son argent : Multitude de lieux, de personnages, de cultures, tous plus étranges les uns que les autres ; intrigue chorale, complots, manigances à l’échelle galactique ; trahisons, manipulations, batailles dans l’espace … Bref du vraiment grand écran,  grand format, grand spectacle, plein les mirettes. Rien que pour ça, c’est bon !

Quand en plus on a droit à de vrais personnages, pas caricaturaux, complexes, capables de nous étonner au bout de quelques centaines de pages, quand les choses ne sont pas blanches et noires mais une palette de gris et qu’on sent une vraie réflexion derrière, quand la dimension humaine  et la construction de l’intrigue ne sont pas reléguées au second plan par une bouillie pseudo scientifique ou une débauche de scènes « à effets spéciaux », c’est le pied.

Ici, toutes ces conditions sont remplies pour faire de ces deux volumes un vrai grand plaisir de lecture.

Celia S. Friedman / Enfants de la conquête (In conquest born, 1986), L’Atalante/La dentelle du cygne (2011), traduit de l’américain par Marie Surgers.

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