Walt Longmire revient dans le Wyoming

C’est devenu une tradition, une excellente tradition, au mois de mars, quand l’hiver est sur le point de laisser sa place au printemps, Gallmeister nous offre le Craig Johnson de l’année. En 2012 il s’appelle Enfants de poussière.

couv rivireWalt Longmire est de retour du Wyoming avec sa fille Cady qui se remet lentement de l’agression dont elle a été victime à Philadelphie. Sous la chaleur accablante de l’été il est appelé au bord d’une route : deux ranchers qui fauchaient les bas-côtés ont trouvé le corps d’une jeune femme d’origine asiatique. La morte est Vietnamienne et avait dans sa poche une photo représentant une entraineuse au côté d’un jeune soldat en train de jouer du piano … Un jeune soldat qui n’est autre que Walt. La photo date de quand il était dans l’enfer vietnamien avec son ami Henry Standing Bear.

Une bonne intrigue, un socle historique qui, comme souvent chez Craig Johnson explique les événements présents (ici ce sont, une fois de plus, les traumatismes du Vietnam, que les auteurs américains n’ont décidément pas fini d’explorer qui sont sur le devant de la scène), l’immense plaisir de retrouver des personnages qui sont devenus des amis au fil des romans, l’humanité de l’auteur, sa tendresse pour ses personnages, la chaleur qui se dégage de ses pages … Bref tout ce qu’on a appris à aimer chez cet auteur qui, en peu de temps et sans qu’on s’en rende compte, est devenu un de ceux dont on attend le prochain roman avec impatience.

En prime, vous apprendrez ce que FBI veut réellement dire, vous penserez peut-être à Vol au dessus d’un nid de coucou (je ne peux pas croiser un personnage de colosse indien sans penser à ce film), et vous dégusterez les dialogues en votre shérif préféré et ses collègues et amis (Vic la terreur, Ruby au standard et bien entendu Henry Standing Bear).

Puis vous refermerez le bouquin en vous disant que ça va être long d’attendre l’année prochaine …

Craig Johnson / Enfants de poussière (Another man’s mocassins, 2008), Gallmeister (2012), traduit de l’américain par Sophie Aslanides.

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