Castagne SF

C’est les vacances. Même si je suis toujours au boulot, à partir du 1 juillet je me considère comme en lectures d’été. Et c’est l’été que, profitant d’une brève accalmie dans les sorties polar, je fais quelques incursions dans les rééditions, la blanche et la SF. En plus, là j’ai encore la tête sous l’eau et j’avais besoin d’un bouquin qui donne un avant-goût de la plage : pas trop déprimant, pas trop « réflexionnant », avec les pages qui tournent toutes seules. J’ai suivi les conseils de ma libraire SF préférée, hop Entité 0247 de Patrick Lee.

Lee 0247Cela fait juste un an que Travis Chase, ex flic ripoux, est sorti de taule (c’est un bon départ ça, de la SF mais avec un personnage typiquement polar …). Il a décidé de fêter sa libération en partant, seul, quelques jours en Alaska. Pour réfléchir à son avenir. Pour la réflexion, c’est raté. Car le troisième jour il tombe sur un 747 crashé. A son bord tout le monde a été assassiné d’une balle dans la tête. Y compris un passager de marque, la Première Dame elle-même. Qui a eu le temps de laisser un appel au secours en forme de marche à suivre. Travis Chase vient de mettre le doigt dans un piège fatal, un piège qui va remettre en question tout ce qu’il croit savoir sur lui, et sur le monde.

J’anticipe tous les reproches qui ont été et vont être faits à ce bouquin :

Il est bourrin : Oui.

La fin est au mieux tirée par les cheveux, au pire je m’enfoutiste : Oui.

Il fait pas réfléchir : Oui.

Mais.

Il est bourrin et ça fait du bien de temps en temps.

Il fait pas réfléchir et ça fait du bien de temps en temps.

Et surtout, l’auteur a une écriture sèche et fluide qui vous emballe aussi sec, et un sens de la construction qui fait qu’on ne peut s’arrêter nulle part. Essayez, si vous mordez à l’hameçon il n’y a plus une seule fin de paragraphe, encore moins de chapitre où stopper la lecture, les personnages sont en permanence sur le point de tomber dans le gouffre ou dans la fosse aux serpents, de se prendre une balle, un coup de couteau …

Certains y verront une surenchère (et ils auront raison), mais j’ai marché, couru même, et je me suis retrouvé bouche bée comme quand j’ai découvert Indiana Jones à sa sortie (et oui, je suis assez vieux pour avoir découvert Indy à sa sortie).

Bref de l’adrénaline et de la castagne pures, avec un assaisonnement SF qui fonctionne. Et comme l’auteur a inventé un « bidule » (je vous laisse le découvrir) qui permet autant d’épisodes indépendants qu’il veut, ben j’ai le second en réserve pour quand j’aurai un coup de mou …

Patrick Lee / L’entité 0247 (The breach, 2010), L’Atalante/ la dentelle du cygne (2012), traduit l’américain par Patrick Couton.

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