Des nouvelles de Terry Pratchett

Me revoilà après quelques jours de vacances …

PratchettAprès La belle vie il me fallait une lecture qui me redonne confiance dans l’être humain. Et je venais de découvrir un recueil de nouvelles de Terry Pratchett. Sobrement intitulé Nouvelles du Disque-Monde. Excellent antidote contre la morosité et le désespoir.

Les mages, la MORT, mémé Ciredutemps, le guet et même Cohen le Barbare, ils sont tous là, dans six nouvelles.

Je ne vais pas vous mentir, Terry Pratchett lui-même déclare, tout de go, qu’il n’est pas un écrivain de nouvelles. Et c’est vrai qu’il est ici moins à l’aise que lorsqu’il a du temps pour développer. C’est vrai aussi que je ne conseille pas ce recueil à ceux qui ne connaissent pas les romans. Mais pour les fans en manque, et en particulier s’ils ont un coup de blues, ce n’est que du bonheur.

Car même si les histoires sont parfois un peu minces, on retrouve la patte Pratchett, avec sa façon unique de mettre en mots, dans un univers loufoque, des choses que nous avons tous vues ou vécues sans jamais arriver à les formuler.

Exemple, à propos d’une publication d’une université concurrente de l’Université de l’Invisible :

« Oh, j’crois pas que c’était destiné à être lu. Plutôt à être écrit »

Et puis cela, à propos de notre sorcière préférée :

« Des tas de gens peuvent parler d’une manière tranchante, se disait Nounou. Mais Esmé Ciredutemps, elle, arrivait à écouter de manière tranchante. Elle arrivait à rendre des propos ridicules rien qu’en les entendant. »

Un dernier pour la route, ce dialogue entre Nounou Ogg, sorcière souvent bienveillante, et Esmé Ciredutemps, sorcière plus … intransigeante. Un dialogue 100 % Pratchett :

«- Pas très aimable ce que t’as fait.

– J’ai rien fait 

– Ouais, ben … c’est pas très aimable, ce que t’as pas fait. C’est comme retirer la chaise quand quelqu’un veut s’assoir dessus

– Ceux qui regardent pas où ils s’asseyent feraient mieux d’rester debout »

Donc six nouvelles un peu minces (sauf la dernière, très émouvante), mais tout ce qu’il fallait pour me requinquer.

Terry Pratchett / nouvelles du Disque-Monde, L’Atalante/La dentelle du cygne (2011), traduit de l’anglais par Patrick Couton.

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