Charlie Parker subit La colère des anges

Je continue avec les auteurs irlandais, tout en changeant totalement de style avec le dernier John Connolly (encore un auteur qui n’est pas assez connu à mon humble avis) : La colère des anges.

ConnollyAu fond des forêts du nord du Maine git un avion. Cela fait des années qu’il s’est écrasé là, et personne ne s’en est jamais inquiété. Presque personne. Parce que dans cet avion il y a une liste que certains voudraient récupérer, et d’autres détruire. C’est comme ça que Charlie Parker et ses amis Angel et Louis se retrouvent sur la piste. Mais ils ne sont pas les seuls, de vieilles connaissances sont aussi en chasse. Le Collectionneur qui mène sa propre guerre, mais aussi une femme inquiétante et un jeune garçon vieux avant l’âge, un gamin qui ressemble de façon troublante à un être qu’ils croyaient avoir éliminé.

John Connolly au sommet de son art de conteur. Quand on ouvre le bouquin, impossible de la lâcher. Il vous attrape par le bout du nez et mène le bal avec une maestria confondante. Autant j’avais trouvé que le précédent, La nuit des corbeaux, était un Charlie Parker mineur, autant avec celui-ci il revient très très fort. Et au passage, il éclaire un peu le précédent, ou plus exactement, il l’assombrit …

Comme toujours, le fantastique est là, présent, en toile de fond, sans jamais jouer le rôle du Deus ex machina. Pas de tour de passe-passe, tout peut s’expliquer de façon « naturelle ». Et derrière les personnages qui s’agitent, le Mal est certes une entité métaphysique, mais aussi et de plus en plus une entité très réelle, très terre à terre, avec de nouveaux Commanditaires qui n’apparaissent jamais mais tirent les ficelles dans l’ombre. Du coup, Connolly et Charlie Parker dans leur lutte contre un Mal absolu se politisent de façon de plus en plus claire et ouverte.

Ce qui n’est bien évidemment pas pour me déplaire (hihi). Mais n’est que la cerise sur la gâteau, tant le plaisir de retrouver Charlie, Angel, Louis et les histoires fascinantes de l’oncle John est immense, qu’il y ait ou non un contenu politique. Vivement le prochain.

John Connolly / La colère des anges (The wrath of angels, 2012), Presses de la cité (2013), traduit de l’irlandais par Jacques Martichade.

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