Elmore Leonard

Elmore Leonard n’est plus mais … Il reste tant de ses livres à lire.

J’ai donc appris en rentrant la très triste, mais néanmoins prévisible nouvelle. Après une vie bien remplie et des dizaines et des dizaines de romans publiés, Elmore Leonard est allé rejoindre Donald Westlake et Ed McBain.

Avec ces deux collègues, il partage une facilité incroyable à inventer des histoires, à faire vivre des personnages, et un sens époustouflant du dialogue. Comme eux, c’était un très grand conteur, un formidable créateur d’histoires qui arrivait à nous faire croire qu’écrire est facile tant son style est fluide, tant se dialogues sonnent juste … Ecrire est peut-être facile, ceux qui croient qu’écrire comme Elmore Leonard est à la portée du premier venu se mettent sacrément le doigt, et même tout le bras dans l’œil.

Il me restera un grand regret, celui de ne jamais avoir pu le rencontrer, et encore de très grandes joies à venir : Je suis très loin d’avoir lu tous ses romans. Et un roman d’Elmore Leonard, à quelques très rares exceptions près, c’est l’assurance de passer un excellent moment, avec des personnages cool mais inflexibles, des truands très bêtes et très méchants, des femmes belles et fortes … Comme avec ce Stick récemment réédité par rivages.

stick.inddStick sort de taule, sept ans suite à une attaque à main armée. Et il espère bien ne pas replonger. Il vient en Floride pour voir sa fille qui a maintenant 14 ans, et tenter de refaire sa vie. Mais la faune locale ne va pas le laisser tranquille, entre des trafiquants de came givrés, quelques tueurs tarés, un millionnaire qui se prend pour un gros dur, un producteur arnaqueur … Heureusement il y a aussi Kyle, jeune femme sure d’elle, cool et qui n’a pas froid aux yeux.

Que dire de plus que ce que j’ai déjà dit maintes fois à propos des polars du maître ? Héros cools, femmes fortes, belles et intelligentes, méchants grotesques, bêtes et … très méchants, dialogues qui claquent, décors superbement décrits, écriture fluide et « évidente ». Du pur plaisir.

A remarquer ici, et dans le suivant dont je vais vous parler bientôt (Permis de chasse également réédité par Rivages), qu’Elmore Leonard, l’air de rien, y fait un portrait au vitriol d’une classe de riches américains arrogants, méprisants, ignorants et se croyant au-dessus des lois. Un portrait pas piqué des hannetons ! Et tout cela sans avoir l’air d’y toucher.

Un auteur qui va nous manquer, beaucoup nous manquer. Heureusement, comme je le dis plus haut, il me reste quantité de romans à découvrir.

Elmore Leonard / Stick (Stick, 1983), Rivages/Noir (2013), traduit de l’américain par Jacques Martichade.

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