Le retour de Rebus

Contrairement à certains fans de Ian Rankin, j’avais bien aimé le premier volet des aventures de Malcom Fox (Plaintes) le personnage créé à la suite de la mise à la retraite de John Rebus. Mais je dois avouer que l’annonce du retour de ce dernier m’a quand même mis en joie ! Le voilà dans Debout dans la tombe d’un autre.

Rankin-tombeJohn n’est pas resté longtemps inactif. Il est maintenant employé, avec d’autres flics à la retraite, par une entité qui reprend les vieilles affaires jamais résolues. Pas terrible, mais mieux que rien. Quand une femme insiste pour être entendue, il accepte : Cela fait des années que sa fille a disparu, du côté de l’A9 qui part vers le nord du pays. Depuis elle est persuadée que d’autre cas de disparition ressemblent à celui de sa fille. John commence à s’y intéresser quand une gamine de quinze ans s’évapore dans le même coin. Cela relance l’affaire et permet à Rebus de réintégrer la Criminelle et de retravailler avec son ancienne partenaire Siobhan Clarke.

J’avais bien aimé le roman autour de Malcom Fox, je ne vais pas me dédire. Mais fan de chichourle, avec John et Siobhan c’est quand même meilleur ! On passe plus de temps dans les pubs que sur internet ou dans les dossiers, on croise une humanité pas du tout digitalisée : truands (vieux et jeunes pousses), voyageurs de commerce, flics pas toujours respectueux des règlements (jusqu’à certains complètement tordus), journalistes vautours, hommes et femmes paumés …

On patauge dans la boue humaine, très humaine, avec des vrais éclairs de soleil. On se gèle sous la pluie, dans la brume, et d’un coup, là aussi, une trouée, un paysage hallucinant, des dauphins qui sautent hors de l’eau.

Bref c’est chaud, bruyant, palpitant … vivant. John Rebus est plus tête de lard que jamais et la participation de Malcom Fox qui fait quelques apparitions tout en rigidité et en froideur permet d’accentuer les contrastes entre une société qui entend tout réglementer, tout faire entrer dans des normes, et les John Rebus qui résistent, encore et toujours.

Un vrai régal. Vas-y John, t’es éternel !

Ian Rankin / Debout dans la tombe d’un autre (Standing in another man’s grave, 2012), Le Masque (2014), traduit de l’anglais (Ecosse) par Freddy Michalski.

7 réflexions au sujet de « Le retour de Rebus »

      1. Norbert

        C’est ce que je me disais, aussi… Par contre, d’où qu’on soit dans le sud (et c’est d’ailleurs en train de se vérifier aussi dans nord, à l’ouest comme à l’est), on aime vraiment beaucoup le Prix Scerbanenco 2008 publié chez Denoël dans la décidément bien nommée collection Sueurs froides : le très noir et barbare « À mains nues » de Paola Barbato… ; )

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