Une nouvelle délicieuse de Thomas H. Cook

Il y a peu je vous causais ici d’un texte court, un vrai bonbon signé John Connolly publié chez Ombres Noires. Et bien dans la même boite, il y a un autre chocolat, signé Thomas H. Cook cette fois : Le secret des tranchées.

Cook-secret-des-tranchees1968 à New York. Franklin Altman a eu du succès dans la vie. Il a fait de très bonnes études en Allemagne, a survécu aux tranchées de la Grande Guerre et a immigré aux Etats-Unis dans les années vingt, quand la situation économique de l’Allemagne, saignée par le traité de Verdun s’est dégradée. Intellectuel reconnu il est invité dans une librairie pour faire un discours commémoratif, en ce 11 novembre qui fête la fin de la dernière guerre importante du XX° siècle. Dans un coin, très discret, un petit homme mal habillé attend la fin de la rencontre pour venir lui parler …

Fin, subtil, intelligent, bien écrit, très bien construit avec une chute certes prévisible mais joliment amenée … Du pur Thomas H. Cook qui semble s’être bien amusé dans cette longue nouvelle. Il prouve ici qu’il est aussi à l’aise dans ce format que dans ses merveilleux romans, et qu’il maîtrise également avec élégance l’uchronie.

Un vrai plaisir, aussi délicieux, dans un autre genre, que le livre de John Connolly. Comme dans le cas de ce dernier d’ailleurs la nouvelle est suivie d’une courte interview.

Thomas H. Cook / Le secret des tranchées (What’s in a name ?, 2014), Ombres Noires (2014), traduit de l’anglais (Irlande) par Philippe Loubat-Delranc.

4 réflexions au sujet de « Une nouvelle délicieuse de Thomas H. Cook »

  1. Norbert

    Damn it ! Thomas H. Cook est devenu irlandais, comme Connolly ? 😉
    C’est pour compenser le fait qu’il n’y ait plus d’auteurs irlandais publiés en France, à part ce dernier et Sam Millar ?!
    Exit Ken Bruen et Adrian McKinty, même la Série Noire qui publiait avant régulièrement des romans irlandais se consacre maintenant exclusivement aux USA et aux pays scandinaves, comme tous les autres…
    Seul le Masque avait publié l’an dernier un roman grand format d’Eoin McNamee, auteur d’abord publié dans la Noire du temps de Patrick Raynal (puis un roman dans la SN aux débuts de Masson), le paraît-il (selon Christophe Dupuis) très bon « Orchid Blue », et a réédité au printemps en poche « Le tango bleu » qui était paru en 2003 dans la Noire, et avec lequel McNamee avait réussi à être l’un des finaliste du si prestigieux Man Booker Prize.
    Bref, l’Irlande me manque, du coup…

    Répondre
    1. actudunoir Auteur de l’article

      C’est vrai que l’Irlande nous manque.
      Dans ta liste tu as quand même oublié l’excellent Stuart Neville édité chez Rivages. Et espérons que Ken Bruen finira par trouver un éditeur.

      Répondre

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