Le mélange n’a pas pris

Bragelonne se lance dans le thriller. Même si je ne suis pas fan, comme j’aime le mélange des genres j’ai essayé. Raté. Un premier test avec Japantown, stoppé après une trentaine de pages pour cause d’ennui, puis Waldgänger de Jeff Balek. Bof …

BalekBlake a été soldat dans les forces spéciales. Blessé, il s’est reconverti dans une société de sécurité privée. Lors d’une mission quelque part au Moyen-Orient il est très gravement blessé avant de mettre la main sur une dague apparemment très ancienne. Quand il se réveille il est défiguré mais récupère étonnamment vite. Et ce n’est que le début de ses surprises. De retour chez lui, il se retrouve pris dans une lutte de pouvoirs qu’il ne comprend pas, en même temps qu’il se découvre des capacités nouvelles …

Bof donc. Après la finesse de Neil Gaiman, c’est quand même très bourrin et assez primaire. En plus, si j’adore les gens qui jouent avec les mythes (tient, comme Neil Gaiman dont je vais vous reparler bientôt), j’ai beaucoup de mal avec le mystico-ésotérique à poil long. Et encore plus avec les super-héros bourrus mais avec le cœur sur la main qui se prennent au sérieux. Et là j’ai droit à tout ça en même temps.

Jeff Barek est présenté comme un scénariste transmédia. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Mais c’est peut-être à cause de cela que ses chapitres sont très courts, une page, et coupés un peu n’importe où. Aucun n’atteint les deux pages. Ca aussi ça m’a agacé parce que ça ne donne pas de rythme au roman. C’est peut-être comme ça que ça a été publié à l’origine, mais là, avec moi, ça ne marche pas.

Je crois que je n’ai continué que pour voir où ça allait, et parce que je suis dans une période d’intense fatigue où la moitié, au moins, de mes neurones sont déconnectés. Il m’en restait visiblement encore trop pour ne pas m’agacer de cet univers à la Sin City sans son humour ou son côté « too much » assumé, du discours ésotérico pseudo scientifique et de l’accumulation de scènes de castagne. Finalement, ce qui m’a le plus gêné c’est l’impression que l’auteur veut que l’on prenne son histoire au sérieux.

D’un autre côté, je l’ai quand même terminé, donc il doit bien y avoir un petit quelque chose. Mais certainement pas suffisamment pour me donner envie d’en lire d’autres.

Jeff Balek / Waldgänger, Bragelonne/Thriller (2014).

12 réflexions au sujet de « Le mélange n’a pas pris »

    1. actudunoir Auteur de l’article

      Je ne les connais pas bien, mais ils ont quand même édité Pierre Pével que j’aime beaucoup, et Gemmell qui est bien bourrin lui aussi mais avec un gros talent de conteur et des bons morceaux d’humour dedans.

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  1. clarkquinte

    Salut Jean-Marc. J’avais essayé quand les premiers titres étaient pau en ligne… cela a eu le même effet que sur toi. Pas vraiment de profondeur et des chapitres effectivement trop courts et pas vraiment consistants. J’ai arrêté là.

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  2. lamf

    la mémoire de colibri que j’ai…mais oui, en sus il a été chroniqué au moins deux ou trios fois
    pftttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt
    père noel apporte moi vite des neurones

    Répondre

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