Treize chez Super 8.

Ce sont les vacances, et bien que la cave (pardon la bibliothèque) soit bien remplie et qu’il reste du tout venant, j’ai décidé d’attaquer le bizarre … En l’occurrence, Treize de Seth Patrick, chez Super 8 éditions.

seth-patrick-treizeJonah Miller est un reviver, un des meilleurs. Qu’est-ce qu’un reviver ? C’est quelqu’un capable, le temps de quelques minutes, de ramener à la surface un mort, de le ressusciter. Dans le privé, cela permet aux proches de dire un dernier au revoir. Mais Jonah ne travaille pas dans le privé, il travaille pour la police et ramène des victimes de crimes, ou des coupables présumés pour aider à la résolution d’affaires. Jusqu’au jour où, lors d’une résurrection, il est contacté brièvement par autre chose, autre chose qui terrifie la morte. Jonah devient alors la proie de cauchemars, et rien ne va s’arranger quand Daniel Harker, le journaliste qui a révélé au monde l’existence des revivers est enlevé de chez lui. Car si Jonah travaille toujours avec le souci de respect des morts, ce n’est pas le cas de tout le monde …

Je ne lirais pas que ça, mais je me suis fait plaisir. Certes, je suis complètement insensible à la trouille face au fantastique et à l’avènement du grand affreux qui va détruire l’humanité. Donc je n’ai pas peur dans ce genre de roman. Mais je suis sensible à la construction du suspense, à l’architecture de la narration, à la profondeur des personnages et aux thématiques sous-jacentes.

C’est pour ça que j’ai aimé, sans pour autant crier au génie. L’idée de départ est bonne, et surtout l’auteur a très bien su la construire : Il « l’explique » et en dérive toutes les conséquences pratiques, psychologiques, sociologiques, économiques … jusqu’au inévitables utilisations les moins présentables (mais je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler certains éléments de l’intrigue). Un peu à la manière d’un José Carlos Somoza, bien qu’avec moins de maestria et de force à mon avis.

Ensuite il prend son temps, ne force pas le grand guignol, sauf dans le final assez explosif, mais c’est la loi du genre. Ses personnages sont cohérents, complexes et intéressants. Et le suspense est bien construit, avec suffisamment de coups de théâtres, de fausses-pistes et de surprises.

Juste un petit bémol, je trouvais la fin géniale. Mais j’ai appris que ce n’était pas la vraie fin, qu’il y en aurait deux autres. Je comprends, mais ça l’affaiblit un peu.

Au final, un bon thriller, pas bête, bien construit, avec ce qu’il faut d’adrénaline mais aussi de réflexion. Recommandable donc.

Seth Patrick / Treize (Reviver, 2013), Super 8 éditions (2014), traduit de l’anglais par Diniz Galhos.

10 réflexions au sujet de « Treize chez Super 8. »

      1. belette2911

        Je n’ai pas encore tout découvert chez eux, j’ai eu un soucis avec « john meurt à la fin » que je n’ai pas su terminer (arrêt p50) mais j’avais adoré « carter contre le diable ».

        Bon, si je le trouve en occase, je le prendrai afin de me faire mon p’tit avis 😉

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