Terry Pratchett, extraits.

Pour ceux qui découvrent ce blog depuis peu et auraient envie de comprendre pourquoi je voue une telle admiration à Terry Pratchett (et je ne suis pas le seul), un petit exercice de fainéant : Quelques extraits que j’ai relevé dans mes chroniques passées :

Dans Nation, qui est un roman à part, hors du Disque-Monde :

« On pourrait croire que ce roman a pour cadre l’océan Pacifique. Rien ne serait plus éloigné de la vérité ! Il se situe pour tout dire dans un univers parallèle, un phénomène connu seulement des physiciens de pointe et de quiconque a déjà visionné n’importe quel épisode de n’importe quelle série n’importe où. »

« La petite vieille lui lança un sourire si large que ses oreilles faillirent tomber dedans. »

Je m’habillerai de nuit, volume d’une série aux marges du DM

« La cuisinière m’a dit que vous êtes très croyante, toujours à genoux, et je n’ai rien contre ça, rien du tout, mais il ne vous est jamais venu à l’idée d’en profiter pour prendre une serpillère et un seau avec vous ? »

Dans Allez les mages :

« Techniquement, la cité d’Ankh-Morpok est une tyrannie, ce qui n’est pas forcément l’équivalent d’une monarchie, et, pour tout dire, le seigneur Vétérini a même largement redéfini la fonction de tyran dont il est titulaire comme étant la seule forme de démocratie qui marche. […]

Au grand dam d’un certain nombre de citoyens qui ne trouvent pas ça normal et qui préfèreraient une monarchie, ce qui conduirait à remplacer un homme qui a atteint sa position grâce à la ruse, une profonde compréhension des réalités de la psyché humaine, une diplomatie stupéfiante, une certaine habileté dans le maniement du stylet et, de l’avis de tous, un esprit comme une scie circulaire finement équilibrée, par un quidam qui s’est contenté de naître. […]

Une troisième solution proposant que la cité soit gouvernée par une sélection de membres respectables de la communauté, qui promettraient de ne pas se donner de grands airs ni de trahir la confiance de leurs administrés à la première occasion, fit aussitôt l’objet de blague de music-hall dans toute la ville. »

A propos d’une fille pas complètement éveillée :

« La dernière chose qu’elle voulait, c’était que son amie se mette des idées en tête. Elles y trouveraient beaucoup d’espace où rebondir et causer des dégâts. »

Et d’une brute :

« il se sentait complètement désemparé devant ce qu’il ne pouvait pas brutaliser, ni frapper du poing ou du pied. Ses mains au bout de ses bras ballants se serraient et se desserraient comme si elles voulaient réfléchir à sa place. »

Dans Monnayé :

« C’était effectivement ce qu’on appelait une « vieille fortune », donc une fortune acquise si loin dans le passé que les forfaits qui avaient au départ rempli les coffres étaient désormais historiquement hors sujet ».

Dans L’hiverrier

« D’après elle, on peut compter sur leur sagesse paysanne.

– Ben, c’est madame Obol, la vieille dame qui est passée, et tout ce qu’elle a c’est une ignorance paysanne. […]. Ecoute, ce n’est pas parce qu’une femme n’a pas de dents qu’elle a du bon sens. Ca veut peut-être simplement dire qu’elle est bête depuis très longtemps ».

Enfin, dans Un chapeau dans le ciel, à propos de l’inoubliable Mémé Ciredutemps, sorcière au caractère … avec du caractère.

« – D’après maîtresse Ciredutemps, tu dois apprendre que la sorcellerie consiste surtout à faire des choses ordinaires.

Et vous êtes obligée de suivre ce qu’elle dit ? demanda Tiphaine.

J’écoute ses conseils, répondit mademoiselle Niveau avec froideur.

– Maîtresse Ciredutemps est la sorcière en chef alors, c’est ça ?

– Oh non ! se récria mademoiselle Niveau d’un air scandalisé. Toutes les sorcières sont sur un pied d’égalité. On n’a rien qui ressemble à des sorcières en chef. C’est tout à fait contraire à l’esprit de la sorcellerie.

– Oh, je vois, fit Tiphaine.

– Et puis, ajouta mademoiselle Niveau, maîtresse Ciredutemps ne permettrait pas une chose pareille. »

Voilà, c’est tout ça, et bien plus encore qu’on n’aura plus … ou plutôt, on n’en aura pas de nouveaux (sauf sans doute ceux qui ne sont pas encore traduits, s’il en reste).

J’en profite pour tirer mon chapeau à Patrick Couton, traducteur exceptionnel de tous les Pratchett.

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