Josey Wales le roman

J’adore les westerns, en film et en roman. Je ne pouvais pas laisser passer cette réédition de Josey Wales Hors-la-loi de Forrest Carter.

josey wales.inddQuand la guerre de sécession éclate, Josey Wales est déjà un guérilléro redouté. Depuis que des milices du nord ont incendié sa ferme et tué sa femme et son fils. A la fin de la guerre, il refuse de rendre les armes et devient un des hors-la-loi les plus recherché et les plus redouté du Kansas au Texas en passant par le Missouri.

Tous les amateurs de westerns ont forcément en tête le film de et avec Clint Eastwood tiré du roman. Un film rude, comme tous les westerns de Clint. Le roman a autant de force que le film. Sec, écriture sans fioriture, centré sur ce personnage inflexible, sûr de son bon droit et de ses valeurs, à la fois très individualiste et capable d’empathie, fidèle jusqu’à la mort en amitié. On comprend bien ce qui a attiré Eastwood dans l’histoire de ce Josey Wales.

Sans faire dans le sensationnel, Forrest Carter réussi très bien ses scènes d’action, sait faire monter le suspense et ménager des surprises. Un vrai bon western avec tous les clichés et les mythes liés au genre, les scènes de bravoure attendues et une belle écriture.

A noter également la postface de quelques pages qui met en lumière l’écart important entre les valeurs d’un auteur qui était semble-t-il un sale con raciste (pour résumer rapidement), et le message humaniste du roman (qui avait été écrit sous pseudo). Un écart découvert tardivement, avec la découverte de l’homme qui se cachait sous le pseudo.

Forrest Carter / Josey Wales hors-la-loi (The outlaw Josey Wales, 1973), Rivages/Noir (2015), traduit de l’anglais (USA) par Jean Guiloineau.

14 réflexions au sujet de « Josey Wales le roman »

  1. Françoise

    Franchement, j’aurais du mal à lire un type pareil, même si c’est très bien. Déjà Trevanian m’avait fait froid dans le dos quand j’ai lu Shibumi avec ses théories racistes assumées. Vous me direz, on porte bien Céline aux nues, mais bon…

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    1. actudunoir Auteur de l’article

      Shibumi m’a dérangé parce que les « valeurs » de l’auteur transparaissent clairement dans le bouquin. Ce qui est étonnant ici c’est qu’il n’en est rien. Et le bouquin est vraiment bon. Pis il touchera plus de droits d’auteur !

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  2. lucien

    autres westerne dans la collection dirigée par Bertrand Tavernier chez Actes Sud : AB Guthrie (génial!!!!), Burnett, Haycocks… et Le Fils de Philippe Mayer, un des meilleurs romans de cette année (d’après moi ;-))

    Répondre

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