Le chat moins convainquant que le poisson

J’avais lu le premier roman de Christine Adamo, Requiem pour un poisson, et beaucoup apprécié sa démarche mêlant roman policier et découverte scientifique. Démarche reprise récemment dans L’équation du chat. Avec moins de bonheur à mon avis.

AdamoCambridge, un premier janvier. Normalement tout le monde cuve. Mais cette année le professeur McLeod est venu d’Ecosse pour boucler un partenariat de biologie moléculaire et obtenir des crédits. Des crédits importants. Et ses interlocuteurs de Cambridge ont tout changé au dernier moment.

McLeod est vert de rage, et se demande ce que ces foutus anglais cherchent à lui imposer, et ce que la physique quantique vient faire là-dedans. Les guerres pour les budgets ne se mènent pas toujours à fleuret moucheté !

Dehors, il neige, et des plongeurs de la police retirent de l’eau le cadavre d’une femme … Toutes ses affaires, et d’autres plus vieilles encore, sont-elles liées ?

C’est justement là que le bât blesse … je n’ai toujours pas compris ce que ces affaires ont à voir entre elles. Pour ce que j’en comprends, l’intrigue principale tourne autour de l’attribution de la fameuse subvention, des coups bas, plus tordus les uns que les autres entre directeurs de labos, et du suspense créé par l’heure fatidique avant laquelle il faut rendre le dossier.

Cette intrigue principale est le prétexte pour explorer Cambridge et la physique quantique, de ses débuts à nos jours. C’est (pour ceux que j’ai lus) la marque de fabrique des polars de Christine Adamo de profiter d’une intrigue policière pour explorer un domaine des sciences. Et ici ça marche plutôt bien, même si certaines scènes entre scientifiques m’ont semblée un poil exagérées et forcées.

Mais je n’ai pas du tout vu ce que les histoires parallèles venaient faire autour. Comme si l’auteur avaient eu pleins d’idées et n’avait voulu en abandonner aucune, tout en ne sachant pas très bien comment les relier. Parfois ce genre de démarche peut fonctionner, là je trouve que cela alourdit et ralentit le récit.

Dommage l’idée de départ me plaisait bien.

Christine Adamo / L’équation du chat, Liana Lévi (2015).

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