Début d’une nouvelle série à Washington

Dernière série noire 2015, La voie des morts de l’américain Neely Tucker conclut bien l’année des 70 bougies.

TuckerWashington DC est en ébullition. La fille d’un juge promis à un siège à la cour suprême est retrouvée, morte, dans une benne à ordure derrière une petite épicerie. Quelques minutes avant, la jeune fille avait été embêtée par trois jeunes noirs alors qu’elle achetait des bricoles. Trois jeunes qui font des suspects idéaux.

Le journaliste Sully Carter, ancien correspondant de guerre qui noie ses souvenirs dans le bourbon est rapidement sur les lieux, et il a des doutes. Les trois suspects sont trop beaux pour être vrais. Et d’autres jeunes femmes ont disparu dans le coin. Mais elles n’étaient ni blanches, ni filles de juges. Personne ne s’en est inquiété.

Voilà un polar solide et efficace, un beau travail d’artisan comme savent les faire nos amis américains. Rien de révolutionnaire ni de génial, mais une intrigue qui fonctionne, un personnage principal cliché mais crédible et sympathique, un milieu journalistique que l’auteur connait parfaitement et dans lequel il sait nous immerger, des personnages secondaires qui ont de l’épaisseur …

Et à partir de là, la description sans fard d’une ville, Washington, de ses quartiers, de ses habitants, de ses injustices, de ses bars, de ses rues …

Ca marche comme une belle machine parfaitement huilée, et si on n’est pas au niveau des meilleurs Pelecanos (référence incontournable dès qu’on parle de Washington), on a ici un roman solide, qui se lit avec beaucoup de plaisir. Cerise sur le gâteau, la fin est assez ouverte pour laisser la place à une suite et, qui sait, à une série dans laquelle on retrouvera avec beaucoup de plaisir ce caractère de cochon de Sully Carter.

Neely Tucker / La voie des morts (The ways of the dead, 2014), Série Noire (2015), traduit de l’anglais (USA) par Alexandra Maillard.

7 réflexions au sujet de « Début d’une nouvelle série à Washington »

  1. Tasha Gennaro

    Il est en bonne place dans le stock des polars à lire: j’avais lu les premières pages et ça m’avait semblé alléchant. Evidemment, ton avis me conforte dans l’envie de le lire. Et le caractère de cochon de Sully Carter devrait me plaire!

    Répondre
      1. belette2911

        Oui, c’est vrai, avec tout ce qu’il se passe, l’état d’urgence qui prive les citoyens de leurs droits les plus élémentaires, faudrait pas qu’ils débarquent chez toi pensant que tu es dangereux alors que ta dangerosité ne vaut qu’au point de vue livresque, tentateur que tu es !

        Mais ils comprendraient pas, les cot-cot… 😉

    1. actudunoir Auteur de l’article

      Ben il ne la conclut pas, mais merci. C’est peut-être moi qui devrait conclure mes journées plus tôt pour être un peu moins fatigué et un peu plus affuté en conjugaison !

      Répondre

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