Une bonne série B suédoise

Deux nouveaux venus à la série noire pour le prix d’un : Zack est écrit à quatre mains par les suédois Mons Kallentoft et Markus Lutteman.

KallentoftZack Herry fait depuis peu partie d’une unité spéciale de la police de Stockholm en charge des crimes graves. Jeune, tête brûlée, il travaille souvent seul, avec des méthodes discutables. Quand les corps massacrés de quatre femmes d’origine thaïlandaise sont retrouvés dans l’appartement qu’elles partagent, c’est naturellement à son unité que revient l’affaire.

Entre les soirées mouvementées avec son ami d’enfance qui est devenu dealer, et le stress et la pression de l’enquête qui va se révéler particulièrement éprouvante, la vie de Zack devient vite chaotique.

Il va être difficile de broder beaucoup sur ce roman. Qu’en dire ? C’est du travail bien fait. On passe un bon moment. Et ce sera sans doute oublié dans pas très longtemps.

Je ne sais pas si les auteurs se réclament d’une quelconque influence, dans tous les cas ils font plutôt penser à du Jo Nesbo qu’à du Indridason ou du Mankell : policier borderline, avec de lourds traumatismes et des adversaires abominables, et une action qui sait aller à toute vitesse.

Après n’est pas Jo Nesbo qui veut. Zack n’a pas la profondeur, la puissance d’accroche ou l’empathie des meilleurs Harry Hole. L’écriture est distrayante, sans vous embarquer complètement et vous prendre aux tripes.

Reste un bon polar, bien construit, une bonne série B, qu’on lit avec plaisir et intérêt, ce qui n’est déjà pas mal. Voilà, je vous avais averti, c’est court et je ne vois pas quoi en dire de plus.

Mons Kallentoft et Markus Lutteman / Zack (Zack, 2014), Série Noire (2016), traduit du suédois par Frédéric Fourreau.

5 réflexions au sujet de « Une bonne série B suédoise »

  1. Brigitte

    Mons Kallentoft a écrit au moins une série (4+1 romans) dont le titre est une saison, le dernier s’appelle Cinquième saison, ça ne s’invente pas… en français du moins, l’héroïne est une fliquette alcoolique, tourmentée, à la vie personnelle compliquée. Ça se laisse lire, mais effectivement loin de Nesbo ou de Staalasen.

    Répondre
      1. actudunoir Auteur de l’article

        Oui, Staalesen et Nesbo c’est la Norvège. Mais comme il y a vraiment une école scandinave (avec les série Martin Beck, puis Wallander, Erlendur ou Varg Veum, et même il y a un temps Harjunpaa) ce dernier roman est plutôt dans la lignée Nesbo.

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