Le Far west de Marcus Malte

Tiens, je continue avec les Marcus. Après Marcus Sakey, deux nouvelles noires, de Marcus Malte, publiées chez In8 : Far West.

MalteLes Cowboys, c’est le bureau du shérif d’un bled du Mississippi. Un bureau alerté par un coup de fils : un gus se balade avec un énorme lézard en laisse. A priori pas un délit quand même. Et le bureau du shérif en reçoit d’autres des coups de fils saugrenus. Il parait même que certains ont des relations avec des lamas ! Mais attention que derrière la farce ne se cache pas quelque chose de plus sinistre.

Les indiens, ce sont ceux d’Amazonie. La disparition de leur forêt met Lila très en colère. Lila, Jo et Damien. Jo et Damien se sont connus en prison. Damien pour des broutilles, Jo l’ancien des forces spéciales pour avoir tué deux hommes. Et Lila venait les visiter. Quand ils sont sortis tous les deux, Lila les attendait et ils ont fait un bout de chemin ensemble. Jusqu’au drame.

En deux nouvelles, joliment rassemblées en forme de clin d’œil avec ses cowboys et ses indiens, tout le talent de Marcus Malte.

Un humour absurde dans la première, un absurde qui peut faire sourire (comme le début de l’histoire du lézard, ou celle du lama), ou un absurde qui fait froid dans la dos avec cette mère qui apprend à tirer au fusil à sa fille … aveugle. Et un absurde qui grince quand même vite, au détour d’une remarque bien bas de front. Et finalement, on finit dans le sinistre, avec un final que l’on sent arriver, bien glauque, dans les dernières pages. Et toujours une superbe histoire d’amour, racontée magnifiquement en quelques lettres, et qui finit mal, on s’en doutait. On sourit et on a le cœur serré.

Et une sorte d’errance plus classique dans la seconde, avec encore des histoires d’amour, d’amitié, de rages, de douleurs et de violence. Trois magnifiques personnages, dans la lignée de tous ceux de Marcus Malte qui n’a pas son pareil pour camper des paumés inoubliables, des êtres évoluant à la marge, Zodiak, Romain, Sonia, Mister, Tamara … et aujourd’hui Jo, Damien et Lila. On les aime instantanément (même quand ils font peur), ils ont une humanité, une profondeur, des failles qui les rendent bouleversants. C’est une fois de plus le cas.

Marcus Malte / Far West, In8/Polaroid (2016).

5 réflexions au sujet de « Le Far west de Marcus Malte »

      1. belette2911

        Oui, cher pour le nombre de pages… le réseau des occases fera en sorte que la facture soit plus légère, dès que je trouverai dans leurs étagères.

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