Iain Levison très leonardien

Je continue avec mes vieilleries géniales, avec un roman de Iain Levison que j’avais laissé passer et que j’ai acheté à l’occasion de sa venue à Toulouse : Une canaille et demie.

A Mathematician (?)Dixon est un récidiviste, braqueur de banques. Un braqueur beaucoup plus intelligent que la moyenne qui va tirer son épingle du jeu lors d’une attaque menée avec des bars cassés. Elias est un jeune homme très content de lui, professeur d’histoire persuadé qu’il a une brillante carrière devant lui, et non moins persuadé que c’est en faisant parler de lui, et pas en travaillant qu’il va l’atteindre.

Dixon et Elias vont se retrouver face à face, quand Dixon, blessé et armé, se réfugie chez Elias. Pas le début d’une grande amitié, mais un minimum de confiance est nécessaire. Mais quelle confiance avoir dans un pays où seul l’argent et la réussite individuelle sont glorifiés ?

Autant commencer tout de suite par le compliment qui m’est venu à ‘esprit en lisant ce roman : l’écriture m’a fait penser à Elmore Leonard. Et quand je dis compliment, c’est chez moi un immense compliment tant j’admire cet auteur qui donne à tous l’impression qu’écrire une histoire fluide et des dialogues qui sonnent juste est d’une évidente simplicité !

Bref, Dixon est un vrai héros leonardien, cool, intelligent, fin, rapide. Elias est extraordinaire de lâcheté, d’égoïsme, de veulerie et d’individualisme aveugle. Les dialogues claquent, l’histoire se déroule sans heurts mais avec des surprises vers une conclusion … que je vous laisse découvrir.

Un vrai bijou avec la Levison’s touch, une touche acide quand il parle de se qui se passe dans le monde du travail, comme ceci, à propos de Denise, une agent du FBI a qui les promotions sont refusées pour être accordées à des collègues :

« De fait, la seule qualification qui leur avait valu le poste était celle de toujours : un pénis« ,

Ou celle-ci à propos de l’exploitation du travail des taulards :

« Travel International était bien décidé à offrir une deuxième chance aux indésirables d’Amérique, surtout s’ils travaillaient pour quarante cents de l’heure. »

J’ai lu d’une traite, le sourire aux lèvres, un vrai bijou.

Iain Levison / Une canaille et demie (Tiburn), Liana Levi (2006), traduit de l’anglais (USA) par Fanchita Gonzalez Battle.

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