Le retour de Claire Dewitt

Après La ville des morts, La ville des brumes, Claire Dewitt la meilleure détective du monde de Sara Gran revient.

GranAprès un passage à la Nouvelle-Orléans, Claire Dewitt, détective intuitive, est de retour à San Francisco. Toujours en charge d’enquêtes aux titres ésotériques (comme celle sur la disparition de chevaux miniatures) elle est appelée un soir par son amie musicienne Lydia : son mari Paul Casablancas, lui aussi musicien, ami et ancien amant de Claire a été retrouvé mort, assassiné, chez lui. Lydia est effondrée, et Claire décide de mener son enquête parallèlement à celle de la police.

Sans lâcher l’affaire qui la poursuit depuis ses jeunes années, la disparition de Tracy à New York, à la fin de leur adolescence. Tracy que Claire et Kelly (la troisième amie de l’époque) n’ont jamais cessé de chercher.

J’avais beaucoup aimé le premier La ville des morts, qui introduisait ce personnage étonnant de Claire et définissait un ton très original. Et d’ailleurs je conseillerais de commencer par ce premier titre, avant d’en venir à La ville des brumes.

Un roman qui peut s’avérer déroutant, tant on passe plus de temps à revenir sur le passé, ou à suivre les errances de Claire qu’à résoudre réellement l’affaire. Une Claire qui, comme ses collègues masculin les plus déjantés (et j’ai même pensé à Milo et Sughrue de Crumley, c’est dire !) passe d’une gueule de bois à une presque overdose de cocaïne ou de pilules.

Si le roman précédent mettait l’accent sur les souffrances de la ville de la Nouvelle-Orléans, c’est à toute la détresse, mais également à l’énergie et la liberté d’une adolescence abandonnée que s’intéresse ce second volume plus contemplatif, plus introspectif, qui aurait pu m’agacer et m’ennuyer et qui m’a finalement passionné.

Pourquoi ? Je ne suis pas certain de savoir l’analyser. Mais l’empathie, l’humanité, le désespoir rageur, l’originalité et la qualité d’écriture de Sara Gran y sont sans doute pour beaucoup. Toujours est-il que je serai content de retrouver Claire Dewitt.

Sara Gran / La ville des brumes (Claire Dewitt and the Bohemian highway, 2013), Le Masque (2016), traduit de l’anglais (USA) par Claire Breton.

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