En attendant l’année prochaine …

Avant d’attaquer les très nombreux romans de la rentrée de janvier, je pioche dans la pile des romans que je n’ai pas eu le temps de lire mais que je n’ai jamais voulu donner. Un polar historique bien sanglant, 100 % James Carlos Blake : Dans la peau.

dans la peau.inddNous sommes aux alentours des années trente. Rosario et Sam Maceo sont les caïds de la ville de Gavelston. Quand ils ont besoin de faire appliquer leur loi, ils font appels aux « Spectres de Rose », une bande d’hommes de main avec à leur tête James Rudolph Youngblood, très jeune tueur qui a la confiance des deux frères.

James est moitié mexicain, moitié américain, fils d’une ancienne putain texane et du tueur le plus craint de l’armée de Pancho Villa. Il aime sa vie et ne compte pas en changer. Jusqu’à ce que son regard croise celui de Daniela, une jeune mexicaine en fuite …

Dans la peau fait le lien entre les différents romans et époques de l’œuvre de James Carlos Blake. On y retrouve une allusion à la révolution mexicaine, présente dans Les amis de Pancho Villa, une partie du flashback est une histoire de cowboys, comme par exemple Crépuscule sanglant, et la majeure partie du roman se déroule autour de l’époque de la prohibition et des gangs qui tenaient des petites villes texanes, comme Red grass river.

On retrouve le talent de conteur de l’auteur, ses personnages « bigger than life », et ses moments historiques qu’il arrive à décrire sans tomber dans le travers de les juger avec des valeurs et des idées d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs grâce à cette distance qu’il peut décrire un contexte et des vies extrêmement violents, sans jamais justifier cette violence, mais en montrant les mécanismes et les expériences qui amènent les personnages à user de cette violence sans en être perturbés. Et ce sans jamais édulcorer mais sans non plus tomber dans le sensationnalisme ou le gore gratuit.

Un auteur original qui a construit au fil des romans un œuvre qui ne ressemble à aucune autre.

James Carlos Blake  / Dans la peau (Under the skin, 2003), Rivages/Noir (2012), traduit de l’anglais (US) par Emmanuel Pailler.

8 réflexions au sujet de « En attendant l’année prochaine … »

  1. véronique almuneau

    en attendant l’ année prochaine je vais lire ce livre mais dites moi peut on espérer un nouveau camilleri avec Montalbano ? oh ! dites moi oui que je passe un bon réveillon

    Répondre
  2. journalduntraducteur

    Un petit bonjour et une agréable surprise de (re)découvrir chez vous l’un de ces Carlos Blake que je pensais oubliés… Les deux derniers de cet auteur, que j’ai eu le plaisir de traduire récemment, se déroulent à peu près au même endroit, mais à l’époque contemporaine, dans le milieu fascinant (?) des narcos mexicains.
    En tous cas merci de cette chronique et tous mes voeux pour cette année,
    Emmanuel Pailler

    Répondre

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