Putain, j’y crois pas !

J’ai un peu tardé, mais je respecte la tradition, une année de plus, avec le Craig Johnson de (fin de) printemps. Cette fois c’est : La dent du serpent.

JohnsonCela commence de façon assez étrange : Une vieille dame qui parle des anges qui logent chez elle et réparent tout ce qui ne marche pas, en échange d’un peu de nourriture qu’elle laisse à leur intention. Quand Walt va faire un tour avec la terreur, alias Vic, il trouve, dans le cabanon au fond du jardin, un ado d’une quinzaine d’années qui semble complètement coupé du monde. Il s’avère qu’il vient d’une communauté du comté voisin, une communauté qui ressemble à s’y tromper à une secte.

Et on pourrait s’arrêter là. Si les adeptes n’étaient pas aussi installés chez Walt, s’ils n’étaient pas lourdement armés, et s’ils ne disposaient pas de fonds dépassant de très loin ceux générés par les ventes de gâteaux qu’ils font au bord de la route …

Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas mon Walt Longmire préféré, mais, et là aussi sans vous mentir, il est hors de question que j’en rate un seul, tant c’est toujours aussi bon !

Je ne suis pas certain d’être complètement convaincu par l’intrigue, mais une fois de plus, je suis totalement emballé par l’humour, l’écriture, les dialogues, les personnages haut en couleur, les relations entre Walt et sa bande … Une fois de plus, c’est une plaisir immense de les retrouver, de rire, sourire, aimer, plaisanter, rager, castagner avec eux.

Une fois de plus c’est un plaisir immense de découvrir de nouveaux cinglés concoctés par Craig Johnson, de profiter des paysages du Wyoming. Et cette fois, son regard sur les différentes religions de cinglés qu’abrite l’ouest est un régal supplémentaire.

Et puis, un livre qui tout en ne cachant rien des saloperies de notre monde, peut donner un tout petit espoir dans ce que l’humanité a de meilleur, ce n’est pas à négliger en ces temps où les trois valeurs mises en avant sont le fric, le fric et le fric. A lire donc, sans faute.

Et pour comprendre le titre de ma chronique, il faut lire le bouquin …

Craig Johnson / La dent du serpent (A serpent’s tooth, 2013), Gallmeister (2017), traduit de l’anglais (USA) par Sophie Aslanides.

13 réflexions au sujet de « Putain, j’y crois pas ! »

  1. belette2911

    Nom de Zeus, double suspense, avec toi !! Je n’en suis qu’à dark Horse (pas encore lu et pas frapper, pas frapper), alors, d’ici à ce que j’arrive à la dent du serpent, je ne saurai plus pour ton titre ! 😆

    Répondre
    1. actudunoir Auteur de l’article

      Bon, alors la maxime devient : « l’été les Walt Longmire en retard tu rattraperas ».
      Sinon le titre, c’est un effet de comique de répétition, Vic, l’adjointe (et plus que ça) gironde mais pas commode de Walt qui s’exclame ainsi à chaque découverte de nouveau cinglé, ou de nouvelle spécificité du Wyoming.

      Répondre
  2. Françoise

    Pfiou ! Si je n’avais pas déjà lu et adoré tous les précédents romans de l’auteur, je crois que j’aurais carrément laissé tomber celui-ci. J’ai un mal fou à le finir : il ne me reste que 50 pages et j’y arrive plus. J’ai fait des pauses en lisant autre chose et en le reprenant, mais ça reste très laborieux. C’est peu dire que je ne suis pas convaincue par l’intrigue. Si le fond est intéressant (sûr, quand tu parles de pétrole et du Dakota du sud), je trouve le roman mal construit, manquant de consistance. Si on ne connaissait pas déjà les personnages, notamment Vic et Henry Standing Bear, il n’y aurait aucun moyen de s’y attacher, tellement leur psychologie tient pour acquis qu’on a déjà lu tous les autres romans de l’auteur : donc un conseil (avis perso bien sûr), lisez les autres avant. Enfin bon, Craig Johnson, on l’aime bien quand même hein, mais peut mieux faire ! Tout cela à mon très humble avis.

    Répondre
    1. Françoise

      Bon, allez j’ai un peu exagéré, ça s’arrange vers la fin. Mais c’est bizarre, cette manie de la demande en mariage chez les Américains…
      🙂

      Répondre
      1. actudunoir Auteur de l’article

        Un peu … Mais ce n’est pas le meilleur et l’intrigue est parfois tirée par les cheveux. Comme s’il n’avait pas su choisir entre les religieux tarés et les intérêts du pétrole.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s