Sir Terry Pratchett

Ceux qui suivent ce blog depuis quelques temps savent que j’étais, je suis et je serai toujours un admirateur inconditionnel du regretté Terry Pratchett. C’est pourquoi je ne pouvais pas passer à côté du recueil d’articles et de discours Lapsus Clavis.

lapsusClaviMaket.inddTerry Pratchett était un auteur très drôle, dotée d’un sens de l’observation aussi aigu que son imagination. Mais c’était aussi, et certains ne s’en sont pas aperçu, un auteur en colère. Et c’était surtout un auteur qui aimait les gens.

C’est ce que dit beaucoup mieux que moi Neil Gaiman qui a écrit la préface, et ce qui apparait de façon directe dans ce recueil où il est question de l’école, des émotions de lecture, du travail d’écriture, de la fantasy, des bibliothèques, du mépris de la critique officielle pour la fantasy, (tient chez nos amis anglo-saxons aussi ?), mépris inversement proportionnel à l’engouement du public, des orangs-outans, de la place des femmes dans la fantasy, de la colère, de l’injustice, de la maladie, du droit à mourir dans la dignité …

Autant de thèmes que l’on pourra retrouver tout au long des géniales Annales du Disque-Monde, autant de confirmations de toute l’admiration, de tout le respect que j’ai pu développer pour ce génie que je n’ai malheureusement jamais pu rencontrer. Mais dont finalement, semble-t-il, j’avais une assez bonne idée rien qu’en lisant ses livres.

Comme c’est du Terry Pratchett c’est drôle, c’est juste et c’est sensible. On y apprend comment est né le Disque-Monde, on a la confirmation de son insatiable curiosité pour tout, son respect pour tous ceux qui s’efforcent de vivre dignement, quelles que soient les difficultés qu’ils affrontent, son moins grand respect pour ceux qui abusent de leurs pouvoirs …

Bref, c’est indispensable pour tout fan, même si ce n’est évidemment pas ce livre que je conseillerais à ceux qui ont encore l’immense bonheur d’avoir toute son œuvre à découvrir.

Une dernière fois merci Sir Terry, merci mille fois à l’indispensable Patrick Couton qui a traduit de si magistrale façon tous ses romans.

Du coup j’ai décidé de commencer ce que je voulais faire depuis longtemps : Reprendre toutes les Annales dans l’ordre, me marrer une fois de plus, et noter scrupuleusement toutes les formules magiques qui m’ont tant fait rire.

Terry Pratchett / Lapsus Clavis (A slip of the keyboard, 2014), L’atalante/La dentelle du cygne (2017), traduit de l’anglais par Patrick Couton.

2 réflexions au sujet de « Sir Terry Pratchett »

  1. Jérémy

    Trois citations pour donner une idée de son génial humour :
    « Il est possible de poignarder un troll, mais la technique requiert de la pratique et personne n’a jamais eu l’occasion de pratiquer plus d’une fois » (Le huitième sortilège)
    « Quand on entend l’explosion, on n’a plus le temps de se demander depuis quand grésille le bout de mèche » (Va-t-en guerre)
    « -Faut attaquer, c’est évident, répondit Kring avec mépris.
    – Pourquoi je n’y ai pas pensé tout seul ? fit Rincevent. Parce qu’ils ont tous des arbalètes peut-être ?
    – Défaitiste.
    – Défaitiste ! C’est parce que je cours à la défaite ! » (La huitième couleur)

    Répondre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s