Retour de Makana au Caire

Parker Bilal continue à écrire les aventures de Makana, privé d’origine soudanaise réfugié au Caire.  Le Caire : toile de fond.

BilalMakana va changer de standing. Aram Kasabiam, le marchand d’art le plus riche et réputé du Caire lui demande de venir le voir. L’enquête qu’il veut lui confier est délicate et dangereuse : Un client américain a eu vent la présence dans la ville de Samari, haut dignitaire de Saddam Hussein, recherché par les armées du monde entier. Samari, qui avait participé à l’invasion du Koweit aurait accumulé avant la retraite un trésor inestimable, bijoux, or, mais surtout des toiles de maitres, dont certaines disparues depuis la fin de la guerre de 45.

Problème, ou plutôt problèmes : Personne dans cette affaire ne joue franc jeu, ni ne dit la vérité ; Samari est extrêmement dangereux ; et il ne peut pas être sur le sol égyptien sans avoir des soutiens très haut placés, soutiens qui nous souhaitent pas que leur nom soit associé à l’aide à un ennemi public du grand frère américain. Dans une partie de la ville du Caire qu’il connaît mal, Makana va devoir faire preuve de la plus grande prudence et de la plus grande intelligence.

Je suis en peu embêté pour commenter ce quatrième opus. A la lecture des trois premiers j’avais eu l’impression : 1. Que Parker Bilal n’était pas complètement à l’aise avec la résolution de son énigme dans le premier, mais que les descriptions de la ville et du personnage central promettaient de belles choses ; 2. Que ça y était, il avait tout, le second tome me paraissant vraiment réussi, 3. Que c’était toujours intéressant mais que l’auteur retombait dans le troisième dans des travers de final un peu trop rocambolesque …

Et pour le 4 ? Disons que l’intrigue, même si elle est un peu foisonnante et ambitieuse est plutôt tenue. Ce qui manque cette fois c’est un peu l’émotion. Les souvenirs et traumatismes de Makana me semblent tourner un peu en rond, les promesses entrevues d’avoir des informations sur le sort de sa fille n’aboutissent sur rien dans ce volume, et peut-être que le monde des trafiquants d’art et des richissimes m’intéresse moins que la vie des habitants « normaux ».

Du coup, je ne me suis pas ennuyé, c’était agréable, mais mon préféré reste le second volume et j’espère encore que Parker Bilal va nous livrer bientôt les livres enthousiasmants qu’il laisse entrevoir. Aussi enthousiasmants que Les écailles d’or.

Parker Bilal / Le Caire : toile de fond (The burning gates, 2015), Le Seuil/Cadre noir (2018), traduit de l’anglais  par Gérard de Chergé.

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