Machine de guerre, pour le plaisir

Une pause SF, avec le nouveau roman de Paolo Bacigalupi, Machine de guerre.

BacigalupiDans un futur pas si futur que ça. La Terre a été dévastée par les catastrophes climatiques, il n’y a plus de pétrole, des villes entières ont été englouties, les compagnies privées règnent en maîtresses absolues et se disputent militairement les ressources restantes.

Quelque part, dans la jungle des Citées englouties Tool, être créé génétiquement – en partie homme, en partie tigre, hyène, chien etc – par la toute puissante société Mercier a échappé à ses créateurs et à son conditionnement. Il a mené une bande de gamins guerriers et vient de défaire les milices installées précédemment, et se demande comment arriver à gérer la paix, lui qui est une machine de guerre.

La question va se résoudre d’elle-même quand Mercier le retrouve et fait tomber un déluge de feu pour se débarrasser de cette création qui lui a échappé. Hors de question qu’un esclave s’affranchisse. Tool décide alors qu’il est temps de porter son combat ailleurs, contre ses Dieux et Maîtres. Et s’apercevoit qu’il est plus qu’une simple machine de guerre.

D’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche ce roman est le troisième d’une série commencée avec Ferrailleurs des mers et poursuivie avec Les cités englouties. Mais je n’ai eu aucune peine à lire Machine de guerre, même si les allusions au passé de certains personnages m’ont échappé.

Ce roman n’a pas la puissance et le niveau de réflexion de La fille automate ou de Water knife, l’auteur semblant jouer plutôt ici la carte du roman d’aventure, un peu plus facile et directement divertissant, visant peut-être un public plus jeune, ou plus fatigué (comme moi en cette fin d’année !).

Ceci dit, c’est effectivement très divertissant, les péripéties s’enchaînent, et dans un monde qui donne quand même à penser, tant il nous présente un futur peu enviable mais malheureusement pas improbable, on lit avec énormément de plaisir les aventures de Tool. On se retrouve un peu comme un môme qui veut savoir comment le héros va se sortir d’une nouvelle situation inextricable, on tremble pour lui, et à la fin, comme il est trop fort, il gagne ! Et les pourris, du moins certains, se font démonter.

Mais, comme l’auteur est loin d’être naïf, si certains fusibles sautent, le vrai pouvoir reste, encore et toujours, dans les mains des mêmes … Un vrai bonheur de lecture, au premier degré, qui peut aussi amener quelques réflexions. Très recommandable donc.

Paolo Bacigalupi / Machine de guerre (Tool of war, 2017), Au Diable Vauvert (2018), traduit de l’anglais (USA) par Sara Doke.

6 réflexions au sujet de « Machine de guerre, pour le plaisir »

  1. yossarian

    Salutations !
    Ce bouquin appartenant à la série « Ferrailleurs des mers », il est effectivement destiné à un lectorat adolescent. Il n’y a pas de hasard. ^^

    Répondre
  2. Square

    Wouahhh ça décoiffe ! Un peu violent tout de même et une sensation de malaise, un peu comme dans Reservoir Dogs (Tarantino)…
    Bien, toutefois. Et, oui, la morale politicienne est sauve !

    Répondre

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