87° District de 16 à 20

Suite du 87° District d’Ed McBain, les volumes 16 à 20.

Le 16° volume, Les heures creuses est assez atypique, et il faut bien avouer que ce n’est pas le meilleur de la série. Il s’agit de trois nouvelles. La première voit Carella et ses collègues enquêter, dans la chaleur écrasante du mois d’août, sur le meurtre d’une jeune femme qui vivait seule. Pour la deuxième nouvelle, nous sommes le 1° avril. Mais cette année pas de blague, c’est la mort qui s’invite. Une jeune homme, couvert de peinture, retrouvé mort dans une ruelle. L’occasion d’aller dans la communauté juive, et de révéler un antisémitisme qui n’a pas disparu partout, même à Isola. Une affaire qui va mettre les nerfs de Meyer Meyer à rude épreuve. La dernière, une fois n’est pas coutume, va nous éloigner d’Isola, pour suivre Cotton Hawes qui amène une de ses conquête faire du ski. Bien entendu, il va y avoir un meurtre, et le week-end en amoureux va tourner court.

McBain-17Pour le 17° Dix plus un, volume nous sommes au printemps. Or comme le dit Ed McBain « Rien n’a le droit de mourir au printemps. Il y a une loi qui le dit (…) Cet article interdit formellement la mort entre le 21 mars et le 21 juin, mais il y en a toujours qui transgressent la loi, il n’y a rien à faire« . Et un homme va se faire abattre, d’une balle en pleine tête. Puis un autre, et un autre … Sans lien apparent. Le cauchemar des flics du 87° semble prendre forme : Un canardeur. La même chose qu’un tireur d’élite militaire, mais sans l’excuse de l’armée. Dialogues scintillants, humour noir, intrigue savamment tricotée. Du pur bonheur.

McBain-18La hache se déroule en hiver. Un début de mois de janvier déprimant, sans neige, plafond bas, nuages gris, froid. Un homme est retrouvé dans le sous-sol d’un immeuble, une hache plantée dans le crâne. Ed McBain manie ici magnifiquement le comique de répétition, avec un pauvre Steve Carella confronté à plusieurs « couples » mère-fils particulièrement difficiles. Lui et son collègue vont affronter le froid, la folie, le racisme, et pour finir la tristesse d’un meurtre pour quelques misérables pièces … Mais je n’en dis pas plus pour ne rien dévoiler de l’intrigue. Un régal.

Le 19°, Entre deux chaises, est une fois de plus atypique. Les hommes du 87° District ne seront que croisés, aperçus, cherchés puis évités par un homme venu, en plein hiver, de sa campagne, vendre la production d’articles en bois de sa petite fabrique. Un homme un peu simple, perdu dans la grande ville. L’occasion de nous la faire voir avec d’autres yeux que ceux des flics blasés du 87°.

McBain-20Cause toujours, ma poupée, est sans doute le plus dramatique de cette série de cinq. Bert Kling ne se remet toujours pas de la mort de sa fiancée et se rend insupportable, Steve Carella va se retrouver en très grand danger, et même si la victime, sauvagement assassinée à coup de couteaux est mannequin, la folie sordide n’est pas très loin. Une vraie course contre la montre parfaitement orchestrée par le Maître.

Comme on le voit, en cinq volumes, une fois de plus, on voit la ville en toutes saisons, et dans différents milieux sociaux. Une étude complète et surtout un vrai plaisir de lecture, sans cesse renouvelé.

Ed McBain / 87° District volumes 16 à 20 :

(16) Les heures creuses (The empty hours, 1962), traduit de l’anglais (USA) par G. Louedec

(17) Dix plus un (Ten plus one, 1963), traduit de l’anglais (USA) par Rosine Fitzgérald et Pierre de Laubier.

(18) La hache (Ax, 1964), traduit de l’anglais (USA) par Jane Fillon.

(19) Entre deux chaises (He who hesitates, 1965), traduit de l’anglais (USA) par Jane Fillon.

(20) Cause toujours, ma poupée (Doll, 1965), traduit de l’anglais (USA) par Rosine Fitzgérald et Pierre de Laubier.

 

6 réflexions au sujet de « 87° District de 16 à 20 »

  1. keisha

    Mouais, un libraire m’a affirmé que comme ça n’avait pas marché Omnibus n’avait pas continué (ha bon? j’ai vérifié sur a***, il y a tout! mais je n’ai pas commandé, non)

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  2. Meyer Meyer

    Faut que je poursuive ma relecture de la série que j’ai entamé l’an passé et pas poursuivi encore en 2018. Je garde un excellent souvenir de 10+1 . Il a été porté à l’écran par Philippe Labro sous le titre « sans mobile apparent » et justement tu emploies les termes « sans lien apparent » dans ton article.Je termine le dernier Le Carré puis j’attaque « Missing New York » de Winsow et je reprends un peu le 87 e district

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