Robicheaux

James Lee Burke et ses personnages sont increvables, et c’est tant mieux. Pour ce nouveau volume, le titre a le mérite de la clarté : Robicheaux.

BurkeTout va mal pour Dave Robicheaux. Molly son épouse a été tuée par un chauffard, qui n’a pas été condamné car on n’a pas pu prouver sa culpabilité. Son raton laveur domestiqué Tripod est mort et sa fille vit loin. Pour compléter le tableau, il ne s’entend pas du tout avec un nouveau collègue de la police de New Iberia.

Un soir, il replonge, boit, part en voiture, et se réveille le lendemain matin, les mains écorchées, sans aucun souvenir de sa soirée. Quand il arrive au bureau il apprend que le chauffard est mort, il a eu un accident et a été extrait de force de sa voiture et tabassé à mort. Une chose que Dave a souvent rêvé de faire … Et ce n’est qu’un de ses soucis, quand politiciens, mafieux et descendants des grandes familles du sud commencent à trafiquer ensemble, ou l’une contre l’autre.

Pourquoi suis-je aussi accro à la série Robicheaux ? Et comment James Lee Burke arrive-t-il, une fois de plus à m’embarquer dans plus de 500 pages ? Pourquoi alors que la résolution de l’intrigue laisse autant de pans d’ombre ne suis-je pas frustré ? Et plus que cela, je suis prêt, dès aujourd’hui, à lire le prochain ? C’est quand même un mystère, un mystère qui dure depuis plus de … pas mal d’années.

Des questions auxquelles je ne sais pas vraiment répondre. Comme beaucoup de lecteurs, je suis viscéralement attaché à Dave, je sais mieux que lui qu’il ne peut avoir commis le meurtre dont on l’accuse. C’est d’ailleurs étonnant comme James Lee Burke déplace le suspense. Comme tous ses proches (Clete, sa chef, sa fille), le lecteur sait qu’il ne peut être coupable. Le suspense n’est donc de savoir s’il est coupable, mais quand et comment lui-même va arriver à se persuader de son innocence.

Pour le reste, on revient à la maison, la lumière sur le bayou, l’odeur de la pluie, les plus faibles qui morflent, la morgue des grandes familles, des femmes fortes, des affreux particulièrement réussis une fois de plus, les images du passé qui viennent tenir compagnie à Robicheaux, la musique. On est avec des amis, assis sur la véranda, à écouter le « splash » des alligators, on applaudit aux excès de Clete. Et on est si bien à New Iberia, qu’il nous tarde d’y retourner.

James Lee Burke / Robicheaux (Robicheaux, 2018), Rivages/Noir (2019), traduit du l’anglais (USA) par Christophe Mercier.

7 réflexions au sujet de « Robicheaux »

  1. Françoise

    Donc, pas déçu cette fois-ci 🙂
    Il va sûrement atterrir sans tarder sur la pàl, bien que l’histoire me semble encore plus triste que d’habitude ! Mais je suis comme toi, Robicheaux et moi c’est une longue histoire d’amour ❤

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  2. flyingelectra

    hihi.. je l’ai lu puis oublié .. puis relu .. finalement, j’en ai lu très peu mais j’adore l’atmosphère et cette histoire est encore très tentante malgré tout ..
    sinon, pour avoir été plusieurs fois en Louisiane, je confirme que les lieux sont tels qu’il les décrit 😉

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