87° District de 31 à 35

Vous reprendrez bien un peu de 87° District d’Ed McBain ?

McBain 31N’épousez pas un flic, le 31° volume commence avec le mariage de Bert et Augusta, la mannequin avec qui il est en couple. Et dès la nuit de noce Augusta est enlevée. Commence alors une course contre la montre où McBain fait preuve de son sens du rythme et des dialogues habituels. D’autant plus efficace que l’abominable Ollie est de la partie. Un excellent numéro plein d’humour.

Ca fait une paye, paru un an après, commence avec le meurtre d’un aveugle, en route vers chez lui avec son chien. La nuit suivante son épouse, elle aussi aveugle est assassinée chez elle. Au grand effroi des proches et des flics du 87°. Parce que vraiment, qui peut bien vouloir tuer des aveugles ? C’est gentil des aveugles, c’est comme tuer des gamins ! Une enquête pleine de rebondissements qui permet à Ed McBain de visiter Harlem, pardon, l’équivalent de Harlem à Isola, de dire ce qu’il pense des sitcom qui montrent des familles noires vivant dans le confort bourgeois, ainsi que tout le bien qu’il pense des séries policières avec des privés hardboiled et des tueurs géniaux, d’enrichir sa description de Manhattan, d’insister sur l’importance du téléphone dans le travail d’un flic, et de ciseler les dialogues dont il a le secret.

McBain 33Calypso, ici c’est la musique. Et c’est un guitariste de Calypso qui se fait tuer un soir d’octobre sous une pluie battante. Son agent qui marche avec lui, sur le coup de minuit, sauve sa peau et décrit l’agresseur comme mince et jeune. Puis une prostituée est également tuée, avec ce qui semble être la même arme. Mais quel rapport peut-il bien y avoir entre les deux ? Bien entendu, Steve Carella, Meyer Meyer et les autres finiront par le savoir. L’occasion de répéter l’attachement viscéral de Carella, et donc de l’auteur à la ville de New-York, présentée comme La Ville, l’endroit parfois haï, violent, injuste … Mais le seul où il puisse vivre.

Un poulet chez les spectres, se déroule à Noël, en pleine tempête de neige. Une femme est découverte poignardée au pied de son immeuble. Et plus haut dans les étages, un écrivain à succès (mais dont aucun flic du 87° n’a lu le moindre bouquin) a été assassiné de 19 coups de couteaux. L’enquête va patauger et mettre en contact Steve Carella avec une belle collection de cinglés, dont une témoin ayant vu Superman tuer la jeune femme avec son immense pénis avant de s’envoler ! Et comme dans Calypso précédemment, avec son ironie très personnelle, Ed McBain va dire tout le « bien » qu’il pense du maire, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit du maire officiant en 1980 ou des maitres de New-York en général.

McBain 35Avec Coup de chaleur on passe du froid au chaud. En pleine canicule Steve Carella et Bert Kling sont appelés par une femme qui, en rentrant chez elle d’une semaine de voyage, a découvert son mari mort depuis plusieurs jours. Tout semble indiquer un suicide. Un homme dépressif, alcoolique … Mais quelque chose fait tiquer les deux policiers : Pourquoi la clim était-elle éteinte alors que tout le monde meurt de chaud en ce mois de juillet ? Pendant ce temps un prisonnier récemment libéré veut se venger, et le mariage de Kling n’est pas au mieux … un bon cru, avec quelques dialogues très drôle entre Steve et les compagnies de téléphone, et la première apparition d’un personnage qui travaille dans l’informatique.

(31) N’épousez pas un flic (So long as you both shall live, 1976), traduit du l’anglais (USA) par M. Charvet puis Pierre de Laubier.

(32) Ca fait une paye (Long time no see, 1977), traduit du l’anglais (USA) par Michel Deutsch puis Anne-Judith Descombey.

(33) Calypso (Calypso, 1979), traduit du l’anglais (USA) par Rosine Fitzgerald puis Pierre de Laubier.

(34) Un poulet chez spectres (Ghosts, 1980), traduit du l’anglais (USA) par Rosine Fitzgerald puis Pierre de Laubier.

(35) Coup de chaleur (Heat, 1981), traduit du l’anglais (USA) par Jean-Bernard Piat.

 

2 réflexions au sujet de « 87° District de 31 à 35 »

  1. Trane

    Suite à un de tes papiers, j’ai attaqué l’an passé cette série. J’en suis au 20 ème épisode, « Cause toujours ma poupée », c’est exceptionnel, addictif, très difficile de n’en lire aucun seul. Merci encore pour cette découverte.

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