La maison des mensonges

Après le choc de la lecture du dernier roman d’Alain Damasio, le pur plaisir du dernier roman du roi d’Ecosse, La maison des mensonges de Ian Rankin.

RankinEdimbourg. Un corps complètement desséché et menotté est découvert dans le coffre d’une voiture abandonnée. Il s’avère qu’il s’agit de celui de Stuart Bloom, détective privé disparu depuis 2006. A l’époque la police avait fait chou blanc dans ses recherches. Depuis les parents du jeune homme n’ont cessé de crier que les flics n’avaient pas fait leur boulot. Parce que Stuart n’appartenait pas à une famille riche, et parce qu’il était homo.

Siobhan Clarke et Malcom Fox font partie de l’équipe qui enquête pour trouver le coupable, reprendre le travail de 2006 et voir si effectivement il avait été bâclé, ou pire, détourné. Ce qui va les amener à fouiller dans les poubelles de l’époque, une époque où John Rebus faisait encore partie de la police, buvait comme un trou, et était déjà obnubilé par Cafferty, le caïd de la ville. Un John Rebus qui se retrouve alors au centre des attentions, une fois de plus.

Comme toujours, un immense plaisir de retrouver l’irascible John Rebus. D’autant plus irascible qu’il a dû arrêter de fumer, et qu’il a réduit drastiquement sa consommation de bières pour passer au thé. Avouez qu’il y a de quoi altérer son humeur. Si vous ajoutez qu’il est toujours la cible, parfois au travers de ses amis de deux ripoux qui sont maintenant à l’anticorruption, et que l’enquête en cours va mettre en doute son honnêteté et son implication au travail de l’époque, vous imaginez que, comme on dit poétiquement, il va y avoir de la merde dans le ventilo.

On retrouve la bande, les échanges verbaux tendus entre John et son ennemi intime Cafferty, les balades dans Edimbourg, la peinture de la société écossaise telle qu’elle évolue, la pugnacité teigneuse de Clarke, les doutes de Fox, la rage de John etc …

Comme avec quelques autres personnages récurrents, à Naples, Bergen ou La Havane on est de retour avec une bande de potes, et c’est bon.

Ian Rankin / La maison des mensonges (In a house of lies, 2018), Le Masque (2019), traduit du l’anglais (Ecosse) par Freddy Michalski.

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