Deadly Class

A l’occasion de la sortie du Tome 8 de Deadly Class, je me suis fait un petit plaisir pendant qu’il pleuvait dehors, relire la série entière. Pour mieux percevoir, en étant peut-être un peu moins attaché aux différentes péripéties, sa cohérence, et sa force.

DeadlyClass 01Pour le détail de ce qui se passe, je vous renvoie aux notes précédents. Juste quelques mots pour situer. Nous sommes dans les années Reagan (les années lycée du scénariste ?), Marcus, 14 ans, vit dans la rue, après s’être échappé de son orphelinat quand il est recruté par Saya et intègre une école un peu spéciale, tenue de main de fer par Maître Lin, qui forme de futurs assassins.

Les trois premiers tomes se déroulent dans le lycée, avec les fils à papa, les clans par origine, les paumés qui se regroupent, les déracinés … Bref si tout ce beau monde n’était pas là pour apprendre à tuer, et si les fils à papa n’étaient fils du meilleur tueur du KBG, d’un assassin de la CIA, ou de chefs de toutes les mafias mondiales possibles et imaginables, si les paumés n’avaient pas tous déjà quelques morts à leur actif, tout cela serait une classique, et ennuyeuse, série de lycée pour ados.

Sauf que là sa saigne sévère, que les méchants sont de vrais teignes … Et pourtant, petit à petit, la révélation des failles des uns et des autres vont les humaniser, sans pour autant les rendre plus aimables. Ensuite, on va de coup de théâtre en coup de théâtre, de la fin du 3 au numéro 8.

Les auteurs réussissent l’exploit de construire des personnages qui sont des tueurs sans pitié (ou presque), qui n’ont d’autre choix pour survivre que d’éliminer leurs semblables, et pourtant, cela reste des ados, avec des problématiques de leur âge, la musique, les filles et les garçons, la bande, les potes … Assez troublant ce mélange sanglant.

De nouveaux personnages vont apparaitre, ce qui donnera aux auteurs l’occasion d’évoquer d’autres lieux, d’autres sociétés, de nous mettre d’autres claques. Les références, musicales et comics essentiellement, pleuvent sans jamais alourdir le récit ou le dessin, le découpage graphique est particulièrement dynamique, et comme les surprises ne s’arrêtent jamais, et que le rythme ne faiblit pas, vivement le tome 9 !

Rick Remember (scénario), Wes Craig (dessin), Jordan Boyd (couleur) / Deadly Class Tome 8, Urban comics (2019), traduit de l’anglais par Benjamin Rivière.

3 réflexions au sujet de « Deadly Class »

  1. belette2911

    Ils sont à la biblio, dès que j’ai un peu de temps, je vais les chiper pour les lire et découvrir ça. J’en ai découvert quelques excellentes à cause de toi, donc, ça pourrait recommencer 😉

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