Rusty Puppy

Un petit Hap et Leonard, quoi de mieux pour égayer une morne semaine d’hiver ? Rien. Ils sont de retour dans Rusty Puppy, toujours sous la plume du grand Joe Lansdale.

LansdaleHap Collins se remet de ses malheurs de Honky Tonk Samouraïs. Il est seul dans le bureau de l’agence dans laquelle lui et Leonard Pine travaillent, sa copine Brett étant grippée, et Leonard en vadrouille. C’est donc lui qui reçoit une dame noire qui voudrait voir le noir qui travaille là. Faute de merles … Elle se confie à Hap.

Son fils a été tué, et un homme a vu des flics le tabasser à mort. Le problème est que cet homme vit dans cité HLM de Camp Rapture, un trou à rat selon la dame elle-même, où Hap est un peu trop pâle pour passer inaperçu. D’un autre côté Leonard, même s’il a la bonne couleur de peau, n’est pas non plus très doué pour passer inaperçu …

Comme toujours les deux compères vont se mettre à dos quantité de nuisibles plus ou moins violents, plus ou moins méchants, dont les forces de l’ordre de Camp Rapture. Où on trouve des très violents et très méchants. La routine.

Que voulez-vous j’ai un gros faible pour les histoires de Hap et Leonard. En plus, vous connaissez mon amour immodéré pour tout ce qui porte cornette, soutane, frisette ou burka, alors quand dès la première page je lis :

« Ce sont des médecins et des infirmières qui m’ont sauvé du grand plongeon dans le noir, alors je n’ai pas remercié Jésus en revenant à moi. J’ai remercié l’équipe médicale, leurs années d’études et leurs formidables compétences. J’ai toujours pensé que, si j’étais médecin et que je sauve la vie à quelqu’un, et que ce quelqu’un à son réveil se mette à remercier Jésus, j’aurais envie de lui enfoncer une paire de forceps dans le cul en lui conseillant de demander à Jésus de venir les lui enlever ».

Je sais que tout ça va me plaire, et que je vais lire un grand sourire idiot collé sur la figure.

Et ça n’a pas raté. Dialogues toujours aussi drôles et scato, Leonard en grand fouteur de merde absolument irrésistible, la description sans la moindre complaisance ni angélisme (vous pouvez compter sur Lansdale pour ça) des conditions de vie dans une cité pourrie, des affreux particulièrement réussis, et des scènes de bastons enthousiasmantes.

Un très bon cru de la série, instructif entre deux éclats de rire.

Joe Lansdale / Rusty Puppy (Rusty Puppy, 2017), Denoël/Sueurs froides (2019), traduit de l’anglais (USA) par Frédéric Brument.

7 réflexions au sujet de « Rusty Puppy »

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