Adios Luis

Saloperie de virus. Ce que cet hijo de la grandisima puta de Pinochet n’a pas réussi, c’est ce virus de merde qui le fait. Luis Sepúlveda est mort.

On lui doit bien entendu du roman qui l’a fait connaître, Le vieux qui lisait des romans d’amour. Mais le texte qui m’a le plus marqué, emballé, c’est le recueil Patagonia express (Le neveu d’Amérique je crois en français), avec un superbe premier texte. Il y raconte les dimanches à Santiago avec son grand-père, anarchiste espagnol exilé au Chili. Le grand-père venait le chercher, et l’amenait en promenade, lui payant tous les sodas et glaces qu’il voulait, mais l’empêchait de pisser. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Alors il l’amenait devant une église, et le laissait se soulager sur la porte. En attendant avec impatience que le curé sorte protester pour pouvoir le pourrir.

Voilà un grand-père selon mon cœur.

C’était, comme beaucoup d’écrivains latinos, un conteur hors pair, à l’oral comme à l’écrit. Nous avons eu la chance de le voir plusieurs fois à Toulouse, où il fut parrain d’un des premiers Toulouse Polars du Sud. Son humanité, son humour, sa combativité, ses histoires vont nous manquer.

Merci Luis, pour tout.

14 réflexions au sujet de « Adios Luis »

  1. Jean

    L’histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler (Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar)….qui faisait tjrs un peu pleurer mes élèves….

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  2. Ingannmic

    Je n’avais pas vu l’info (il faut dire que je me coupe de tous les médias… ceci dit, je doute que cette nouvelle ait fait la une des médias…). Je crois que le titre qui m’a le plus marquée est son recueil de nouvelles Les roses d’Atacama.

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  3. Xavier

    Un nom de torero est certainement un des bouquins que j’ai le plus lu et relu ces 20 dernières années. Tout y est : l’amitié, l’aventure, les idéaux perdus, la fidélité à la parole donnée, l’amour…le tout servi avec une puissance narrative incroyable. Inoubliable.
    Et j’ai en mémoire d’avoir lu à haute voix à mes garçons ses deux ovnis : l’histoire du chat et la souris qui devinrent amis, et celle de la mouette bien sûr. Pour tout ça, merci Luis, et Adios!

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  4. Bibliofeel

    J’aime beaucoup cet auteur et viens de lui rendre un modeste hommage avec une chronique sur un nom de torero et la fin de l’histoire. A part sur france culture, peu de commentaire sur sa disparition… J’aurais bien aimé le rencontrer.

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  5. Carac

    Les roses d’Atacam, le vieux, la mouette… raaah chierie !! Un grand auteur, un grand bonhomme. Tristesse.
    PS : je note Un nom de torero, merci !

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