TPS 12°, c’est fait.

TPS 12 c’est donc tenu, juste avant que Toulouse ne passe en zone écarlate, ce qui nous permettra de continuer à bosser mais nous empêchera un peu plus de nous amuser ou d’avoir accès à un minimum de culture. Choix totalement cohérents avec notre époque et nos gouvernants, mais je m’égare.

Je ne vous dirai pas que ce fut l’édition la plus chaleureuse, la plus drôle et la plus conviviale. Il n’y aura pas de photos, parce que franchement, les photos des copains ou des auteurs avec un masque sur la tronche, non merci, je préfère oublier. Et une édition de TPS sans vrai bar (interdiction de la préfecture de vendre de l’alcool), sans déambulation dans le chapiteau des auteurs pour discuter, rigoler, conseiller (oui, là aussi, la préfecture autorise la vente, mais pas la déambulation), sans endroit confortable pour s’installer, papoter, échanger les impressions de lecture et refaire le monde, sans pouvoir se faire la bise et se prendre dans les bras, c’est à l’image du moment : on a le droit de bosser, mais pas de s’amuser. Donc on a bossé.

Ceci étant dit, un grand merci pour commencer aux auteurs étrangers qui sont venus, d’autant plus que Leye Adenle, Alan Parks et Arpad Soltesz seront en quarantaine en rentrant chez eux (Alan nous a confié qu’il s’en fiche, les pubs de Glasgow sont fermés).

Un grand merci aussi à nos fidèles amis espagnols et italiens, toujours aussi agréables à recevoir et entendre, avec une mention spéciale à Carlos Salem qui a réussi à échapper au siège (sanitaire) de Madrid. Et un très grand merci aussi à tous les auteurs français qui sont venus, parfois de loin, sans trop savoir s’il y aurait du monde pour venir les voir en ce week-end sinistre (oui en plus il pleuvait et il faisait froid).

Et pour finir un immense merci à tous les bénévoles qui ont bossé d’arrachepied pour mettre en place les mesures demandées, fait face aux annulations de dernière minute, aux ordres et contrordres, qui ont nettoyé les lieux de rencontre, qui ont accueilli le public … Bref qui ont abattu un boulot énorme dans des conditions pas drôles.

Sur les rencontres que j’ai vues, je me suis bien amusé à animer un face à face entre Jean-Christophe Rufin et Carlos Salem. Enfin animer n’est pas le bon terme, disons que j’ai dit bonjour, et qu’ensuite ils se sont très bien animés tous seuls. On a appris qu’Aurel Timescu existe en vrai, il était en poste dans une ambassade où l’auteur a travaillé, on a eu, pour les connaisseurs, la confirmation de « l’effet labrador » cher à Jean-Hugues Oppel : si on veut faire monter le suspense, on met un chien ou un chat en danger, et si on tue un chien, on se fait insulter par les lecteurs, même si on a massacré avant une bonne douzaine de personnes (c’est arrivé à Carlos).

Arpad Soltesz que j’imaginais aussi en colère et énervé que ses bouquins s’est révélé d’un calme et d’un flegme très british. C’est parce qu’il se défoule dans ses bouquins, entre autres en faisant exploser un juge sur ses chiottes. Mais en fait il est très en colère, tout le temps, même si ça ne se voit pas.

Alan Parks et Leye Adenle ont réussi à nous convaincre d’aller visiter Glasgow et Lagos, malgré tout le mal qu’ils en disent dans leurs bouquins.

Et j’ai pu saluer, rapidement puisqu’on ne pouvait pas déambuler … Valerio Varesi qui parle de mieux en mieux français, faire la groupie auprès de Catherine Dufour dont vous avez intérêt à lire Le bal des absents si vous ne voulez pas encourir mon courroux (coucou), et passer une soirée avec Victor del Arbol.

Dernier motif de satisfaction, c’est Le temps de la haine, de Rosa Montero, histoire de privé dans un monde à la Blade Runner avec un personnage de Réplicante, qui parle vraiment très bien de notre monde actuel tout en situant son action au XXII° siècle qui a gagné le prix Violeta Negra. Et hop, on consacre un livre complètement hybride, à la fois un roman de SF, polar, roman qui rappelle de très bons souvenirs et roman qui parle d’aujourd’hui, merci le jury ! Bon c’est fait, il y en a qui ont dû bien dormir la nuit dernière, et vivement l’année prochaine sans masque, avec embrassades, bières et déambulations.

4 réflexions au sujet de « TPS 12°, c’est fait. »

  1. flyingelectra

    j’ai pris un petit déjeuner avec Leye et j’aime vraiment cet homme et il adore le vin français
    dommage pour l’ambiance un peu tronquée mais le principal : les livres ! notre refuge

    Répondre

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