Le chant des ténèbres

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un polar classique. Et quand on veut du classicisme léché, du qui vous embarque sans coup férir, quoi de mieux qu’un maître britannique ? Ca tombe bien, Le chant des ténèbres, le nouveau Ian Rankin est sorti.

On le sait maintenant, John Rebus est définitivement à la retraite. Sa santé l’a même obligé à déménager au rez-de-chaussée de l’immeuble où il a habité durant des années. Jusqu’à ce qu’un coup de fil de sa fille Samantha, avec qui ses relations sont compliquées, le réveille au petit matin. Son compagnon Keith a disparu. John se décide à partir dans le nord où elle habite pour la soutenir, et faire sa petite enquête.

Dans le même temps, Siobhan Clarke et Malcom Fox se retrouvent à travailler sur le meurtre de Salman bin Mahmoud, jeune et riche étudiant venu à Edimbourg parce qu’il est un fan absolu de James Bond et de son premier interprète Sean Connery.

C’est certain, ce n’est pas le meilleur John Rebus, mais c’est un John Rebus. Et le maître a eu l’intelligence, depuis maintenant de nombreux ouvrages, d’accompagner John de collègues (ou adversaires comme Big Ger) que l’on a autant de plaisir à retrouver que son flic préféré. Alors on lit, heureux de les retrouver tous sous la plume toujours alerte, souvent vacharde, toujours très humaine de leur auteur.

Ne croyez pas la quatrième qui en rajoute, le Brexit ou le racisme n’ont pas une importance si grande que ça dans ce volume, ils sont juste là, faisant partie du tableau, intelligemment cités, comme une touche discrète qui permet de situer l’histoire. Une historie, une fois de plus, de gros sous et de jalousie. Avec en prime l’arrogance des puissants, les difficultés de la vieillesse et la solitude parfois.

A la fois très écossais et complètement universel, la marque des grands.

Ian Rankin / Le chant des ténèbres, (A song for the dark times, 2020), Le Masque (2021) traduit de l’anglais (Ecosse) par Fabienne Gondrand.

2 réflexions au sujet de « Le chant des ténèbres »

  1. Marilys Cogo

    C’est exactement ça.. Un classique, des personnages bien décrits et que l’on retrouve… Et vette ambiance si bien rendue par rankin.
    Un plaisir..que je retrouve aussi chez graham hurley ou john Harvey.

    Répondre

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