L’été froid

On a découvert Gianrico Carofiglio en France il y a déjà quelques années avec son avocat dépressif Guido Guerrieri. Il l’a délaissé depuis, mais il revient à Bari avec L’été froid.

Bari, un été particulièrement pourri, en 1992. C’est la guerre dans le clan Grimaldi, une des bandes qui se partagent la ville. Le bras droit du chef a fait sécession, et les cadavres commencent à s’accumuler. Quand le fils de Nicola Grimaldi est enlevé avec une demande de rançon, le maréchal Pietro Fenoglio, en charge de l’affaire pour les carabiniers sait que tout va dégénérer. C’est alors qu’une aide inattendue semble tomber du ciel.

Est-ce le début d’une nouvelle série en France ? C’est possible tant le carabinier Pietro Fenoglio, et les personnages secondaires qui l’entourent sont intéressants et donnent envie de le retrouver. A noter d’ailleurs qu’il y a déjà trois romans avec ce personnage en Italie, et que celui-ci est le deuxième.

Certes, rien de très innovant, c’est du grand classique, mais l’auteur est un excellent artisan qui sait construire ses personnages, mener une intrigue et se servir de ce savoir faire pour dépeindre une ville, ses habitants, son milieu.

Dans ce volume qui est aussi un hommage aux juges Falcone et Borsellino, et à ceux qui sont morts avec eux dans les attentats perpétrés par la mafia, c’est le crime organisé des Pouilles, présenté comme inspiré de la ‘Ndrangheta calabraise qui est au centre du récit. Pas de légende ou de mythe ici, mais des récits sanglants, où la folie et l’appât du gain de bandes minables mais dangereuses contaminent toute la société (à moins que ce ne soit l’inverse). Un récit d’autant plus crédible que l’auteur a été procureur en charge des dossiers mafieux à Bari.

Du solide donc, bien raconté, avec des personnages attachants, de quoi donner envie de découvrir les autres volumes de la série.

Gianrico Carofiglio / L’été froid, (L’estate fredda, 2016), Slatkine & Cie (2021) traduit de l’italien par Elsa Damien.

4 réflexions au sujet de « L’été froid »

    1. actudunoir Auteur de l’article

      Sinon, il y a la série Guido Guerrieri dont les premiers volumes sont traduits chez Rivages et disponibles en poche. Ca commence avec Témoin involontaire. Il y en a 3 chez Rivages et le 4° au Point.

      Répondre
  1. Jourdan

    Oui, je vais me laisser tenter par la série Guido Guerrieri .L’analyse psychologique des personnages est remarquable paraît-il .

    Répondre

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