L’espace d’un an

Dernier pavé, de la SF cette fois, L’espace d’un an de Becky Chambers.

Rosemary est une jeune femme sans expérience qui fuit sa famille, richissime et corrompue jusqu’à l’os. Une des grandes familles de Mars. Grace à une fausse identité elle se fait engager comme greffière-archiviste, à bord du vaisseau de Ashby, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, ces tunnels qui permettent de s’affranchir des années lumières.

Voici l’équipage : deux tech, Kizzy et Jenks, humains comme le capitaine ; l’IA bord Lovey ; le misanthrope et pénible Corbin, spécialiste carburant ; le cuistot / médecin le docteur Miam, un extraterrestre Grum, vraie papa poule de l’équipage avec ses six bras et ses recettes délicieuses ; Sissix, la pilote, une Aandriske, avec ses plumes, ses griffes et son besoin permanent de câlins ; et le mystérieux Ohan, paire sianate, seule espèce capable de se diriger quand ils creusent. La nouvelle famille de Rosemary.

Une famille avec laquelle elle va découvrir l’univers, aimer, trembler, pour le meilleur et pour le pire.

Je ne vais pas vous dire que c’est le chef d’œuvre de la SF qu’il faut absolument découvrir. Et ma culture SF est bien trop limitée (pour ne pas dire quasi nulle) pour savoir décortiquer les influences de l’auteur, ou trier ce roman dans un des multiples sous-genre (la SF a l’air encore plus forte que le polar ou le PS pour créer des courants).

Je dirais même que le procédé narratif est presque trop facile et trop simple : au gré du voyage, des rencontres et des discussions avec les uns et les autres Rosemary va avoir des échanges avec les différentes espèces présentes, connaitre leur histoire, leur « sociologie » … Un procédé et une intrigue assez légers. Donc ça devrait finir par être lassant ou agaçant. Et cela le sera peut-être pour certains.

A ma grande surprise, malgré tout, j’ai pris un très grand plaisir à lire ce roman. Pour l’écriture, légère et drôle. Pour l’humanisme et l’optimisme tendre du récit (et oui de temps en temps ça fait du bien). Pour sa façon de laisser les pires horreurs hors champ : elles sont évoquées, mais n’interviennent pas directement dans le récit. Pour la jolie inventivité dans la description des différentes espèces extraterrestres. Et surtout parce qu’on lit très souvent avec le sourire.

Un bon roman, pas génial, mais qui fait passer un très bon moment et qu’on referme content.

Becky Chambers / L’espace d’un an, (The long way to a small, angry planet, 2015), Le livre de poche (2021) traduit de l’anglais (USA) par Marie Surgers.

3 réflexions au sujet de « L’espace d’un an »

    1. actudunoir Auteur de l’article

      Il n’est en fait pas si simple, mais il est très gentil, ce qui le sort pas mal de mes lectures habituelles. Je me replonge dans la méchanceté avec la suite des aventures d’Andrea Cort en ce moment.

      Répondre

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