Green Man

Un nouveau venu aux arènes, David Klass et son thriller écolo : Green Man.

Quelque part dans l’Idaho un éco terroriste fait sauter un barrage sur la Snake River. Peu de temps après une lettre adressée aux New York Times revendique cet attentat au nom de Green Man. Il s’excuse pour les victimes, et explique qu’il fait cela pour alerter les plus jeunes : la fin du monde est proche si on ne change pas radicalement de politique pour sauver la planète. C’est son sixième attentat, et le FBI sur les dents n’a toujours pas la moindre piste.

Au moment où son action rencontre de plus en plus de faveurs auprès des mouvements écologistes et en particulier des jeunes, alors que l’élection présidentielle approche, le président en exercice, un abruti fini qui passe son temps à regarder du sport à la télé ne décolère pas. Tom Smith, brillant informaticien, qui partage les convictions de Green Man mais refuse la violence est intégré dans l’équipe du FBI. Tom seul semble capable de réfléchir comme lui, et il pourrait bien percer son anonymat et l’arrêter avant le prochain attentat qui pourrait être le plus spectaculaire.

Dans un premier temps, il faut reconnaitre que ce roman a le mérite de poser une question importante, une question qui s’était posée, au XX° siècle sur une autre thématique : Jusqu’où est-on en droit d’aller pour faire avancer une cause juste, que l’on considère comme juste ? Pour être plus clair, est-il justifiable de commettre des attentats, au risque de sacrifier des vies humaines si l’on pense que c’est la seule façon de sauver la planète et donc l’avenir des générations futures ?

Le roman ne propose évidemment pas de réponse définitive, mais a le mérite de présenter, de façon littéraire et non pénible, les arguments des uns et des autres. Ne serait-ce que pour cela, il vaut la peine d’être lu.

Sur la forme il a, de mon point de vue, les qualités et les défauts des bons produits américains. La qualité c’est de savoir construire et raconter une histoire. C’est rythmé, le suspense est impeccable, on tourne les pages pour savoir comment ça continue et comment ça finit. Le défaut c’est que, comme certains desserts là-bas, c’est un peu trop. Trop de sucre, trop de crème. Ici donc trop de pathos, trop de scènes destinées à vous tirer les larmes, trop de génies, de Green Man aux flics du FBI qui le poursuivent. A croire qu’il n’y a pas de gens normaux aux US, juste des idiots (parfois au plus haut poste) ou des génies.

L’un dans l’autre, malgré ce côté too much, un roman plus que recommandable.

David Klass / Green Man, (out of time, 2020), Les Arènes/Equinox (2021) traduit de l’anglais (USA) par Rémi Boiteux.

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