TPS n°13, ce fut fait et pas mal fait

Si je n’ai pas donné de nouvelles cette semaine, ce n’est pas que je vous abandonne, mais deux événements se sont ligués contre une production plus régulière : Tout d’abord j’ai abandonné un roman au bout de presque 200 pages, m’apercevant que, bien qu’il soit bien écrit et construit, il ne m’intéressait pas (il faut dire aussi que c’est dur de venir après Padura). Et puis il faut avouer que, entre la première rencontre avec Aro Sainz de la Maza jeudi après-midi, et la fin de TPS dimanche soir, j’ai un peu manqué de temps.

Donc TPS 13° c’est fait. Et c’était, de l’avis de tous, les visiteurs, les auteurs, les organisateurs et ma pomme, beaucoup plus rigolo que l’an dernier. Il reste certes les masques, mais le public était au rendez-vous, toutes les tables rondes ont fait le plein, même celles du samedi matin et du dimanche matin, les dessinateurs de BD doivent être en train de mettre la main dans un seau à glace pour la faire refroidir après deux jours de dédicace non-stop, le bar n’a pas désempli (je serais curieux de savoir combien de futs de bières ont sucombé), bref on était presque revenus à la normale.

Autre grosse satisfaction, je trouve que le prix Violeta Negra est un des prix les plus éclectiques et les plus enthousiasmant du polar (il ne faut jamais laisser passer une occasion de se jeter des fleurs). Après avoir, l’an dernier, récompensé un hybride polar/SF écrit par une écrivaine qui n’est même pas « référencée » noir, à savoir Le temps de la haine de Rosa Montero, il prime cette année l’hilarant Ceci n’est pas une chanson d’amour d’Alessandro Robecchi, alors que si vous regardez les listes chaque année, en général, les prix polar ne font pas beaucoup rire. Détail révélateur, lors de la table ronde italienne à laquelle participaient Marcello Fois, Piergiorgio Pulixi, Valerio Varesi et donc Alessandro Robecchi, seul ce dernier n’avait jamais eu le prix décerné à Milan, comme quoi on est vraiment les meilleurs ! Merci le jury du VN, et merci Alessandro.

Grand plaisir évidemment de revoir les copains, les auteurs habitués et d’en rencontrer des nouveaux, allié à la frustration de ne pas pouvoir écouter toutes les tables rondes et que ce soit trop court. Et comme chaque année, des confirmations et de belles découvertes.

La confirmation, c’est que je savais que les tables rondes sur le polar nordique à la française, avec Olivier Truc et Caryl Férey ne me demanderait pas trop de travail, une introduction, une question et à vous messieurs. Confirmation dès vendredi soir. Pour les espagnols, je savais que ce serait encore plus simple, il suffisait de dire bonjour. Ils ont été grands, comme toujours, entre réflexion et anecdotes, avec la belle dynamique de ceux qui se connaissent, s’apprécient et ont l’habitude de partager les tables de débats. Idem pour la table italienne, je n’ai pu poser que deux questions, auxquelles ils n’ont d’ailleurs pas du tout répondu mais est-ce important ? Non.

Belle découverte avec une table qui a très bien fonctionnée, alors que je partais un peu dans l’inconnu, entre Laurent Guillaume et Minos Efstathiadis. Beaucoup d’échanges entre les deux qui ne se connaissaient pas du tout avant, et quelques pointes d’humour malgré un sujet (la guerre) qui avait tendance à plomber l’atmosphère. Et de beaux échanges aussi entre Hervé Le Corre, Parker Bilal et Caroline Hinault qui ont tous les trois dans leurs romans des approches différentes du « lieu du crime », un vrai plaisir pour l’animateur.

Bref, j’ai découvert de nouveaux auteurs, pu discuter avec eux, j’ai retrouvé avec plaisir ceux que je connaissais, j’ai fini vanné mais très content. Un peu de repos et de lecture au calme ne fera pas de mal avant de commencer à préparer le prochain. Et encore un grand merci aux travailleurs de l’ombre qui préparent toute la logistique, démarchent bibliothèques et établissements scolaires, montent les dossiers de subvention, accompagnent les auteurs, tiennent le bar, montent les chapiteaux, conduisent les auteurs … Une quantité de boulot phénoménale sans laquelle rien ne serait possible.

A l’année prochaine.

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