L’enfant de poussière

Je me souviens d’avoir lu un polar de Patrick K. Dewdney, et de ne pas avoir été convaincu. J’ai cependant écouté les avis de libraires et de lecteurs qui me disaient que sa série de fantazy était très bonne, et j’ai lu L’enfant de poussière. Ils avaient raison, c’est très très bon.

Syffe vit avec trois amis de son âge (huit ans), dans une ferme près de la ville frontière de Corne-Brune. Une veuve qui s’occupe d’eux (s’occuper est un bien grand mot) en échange d’un peu d’argent. Syffe, Merle, Cardou et Brindille dont ils sont tous un peu amoureux vivent libres comme l’air, entre la ferme, les rues de la ville et le campement des clans de « barbares » qui viennent là l’été échanger les peaux qu’ils ont tuées pendant l’hiver dans les forêts qui s’étendent au-delà de Corne-Brune.

La mort d’un roi, loin de là, ne devrait pas trop changer leur quotidien. Et pourtant, peu à peu, les événements vont se précipiter et Syffe se retrouvera pris dans un tourbillon étourdissant, vivra des aventures inattendues et voyagera bien loin de Corne-Brune.

Du classique dans la forme, on est dans le roman d’apprentissage. Mais classique ne veut pas inintéressant, loin, très loin de là. Quand vous ouvrez L’enfant de poussière, vous plongez, sans le savoir dans une saga qui risque de prendre pas mal de votre temps. Déjà trois volumes, le premier de 700 pages. Et si vous recherchez une fantazy ou tout n’est pas blanc ou noir, ou les nuances sont possibles, où il n’y a pas des batailles et des mages qui lancent du feu à toutes les pages, n’hésitez pas une seconde, plongez.

C’est intelligent, fin, l’auteur prend le temps, n’hésite pas à mettre en scène des personnages complexes, avec leurs côtés sombres et lumineux, traite du libre arbitre, de la religion, du racisme … entre autres. Et le tout « simplement » en racontant une histoire, en la racontant merveilleusement bien. J’ai retrouvé le bonheur du « il était une fois », et je me suis retrouvé dans cette situation où il vous tarde, tout le temps, de trouver un moment libre pour retrouver les personnages.

Vais-je acheter les deux volumes suivants ? Of course. Les vacances vont être bien occupées avec Syffe.

Patrick K. Dewdney / L’enfant de poussière, Folio/SF (2021).

9 réflexions au sujet de « L’enfant de poussière »

    1. actudunoir Auteur de l’article

      Pour le coup oui, il faut commencer par le premier et suivre, c’est la même histoire qui se poursuit d’un volume à l’autre, comme dans Le trône de fer ou Le seigneur des anneaux !

      Répondre
  1. Alain

    Ah oui, le bonheur du « il était une fois » ! Je me lance dans le tome 1, histoire de me déconnecter de l’horreur présente.

    Répondre

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