Ciao Valerio

C’est ce matin que j’ai appris la mort du grand Valerio Evangelisti. Nous avions eu la chance de pouvoir le faire venir à Toulouse Polars du Sud, l’occasion d’animer des tables rondes avec lui et d’échanger quelques propos.

Un homme d’une culture qui paraissait infinie au petit scarabée que je suis, d’un calme et d’une gentillesse qui contrastent avec les héros abominables qu’il met en scène. A ce propos, à une question que je lui posais :

-Mais pourquoi créer des personnages aussi affreux ? Est-ce que ça vous perturbe ?

sa réponse, flegmatique, fut à l’image de son humour pince sans rire :

-Pas de problème pour moi, je fais ça pour gagner ma vie, c’est vous les lecteurs qui devriez vous demander pourquoi vous payez pour lire ça.

Fin connaisseur de l’histoire ouvrière, militant infatigable, il a exploré avec bonheur tous les genres populaires en y apportant son originalité. SF mâtinée de Nom de la Rose avec son Inquisiteur Nicolas Eymerich, western avec la série consacrée au personnage de Pantera, pur roman noir de Nous ne sommes rien, soyons tout ! ou roman de pirates de Tortuga.

Ciao Valerio et merci pour tout.

10 réflexions au sujet de « Ciao Valerio »

  1. Zorglub

    Ah zut, j’aime beaucoup ses livres. Par chance je n’ai pas encore tout lu de ce qui est traduit. Ce serait bien qu’un éditeur français publie la suite de Tortuga ou du splendide la Coulée de feu.

    Répondre
  2. Ortiz

    Justement j’allais vous demander une recommandation d’un de ses livres.
    Donc je note Nous ne sommes rien soyons tout. C’est un beau titre.
    Oui c’est une disparition vraiment attristante.

    Répondre

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