La nuit du hibou

Alors qu’ici et là on lit des critiques fort élogieuses, après m’être copieusement ennuyé avec Le jardin de Hye-Young Pyun, je suis encore totalement passé à côté de La nuit du hibou. Je crois que nous sommes incompatibles.

L’avocat Lee Ha-in débarque dans un bourg en lisière de forêt à la recherche de son frère, disparu depuis peu alors qu’il était gardien de la forêt. C’est du moins ce qu’il a prétendu lors du dernier coup de téléphone à leur mère. Des recherches peu actives tant les relations entre les deux frères sont exécrables. Le nouveau gardien, un alcoolique, ne sait rien, il vient d’arriver. Au village les questions de Ha-in se heurtent à un silence hostile. Se passerait-il de drôles de choses dans cette forêt ?

J’imagine qu’il faut lire ce roman comme un conte, une métaphore que je n’ai pas saisie, tant les situations décrites ne tiennent pas la route, et tant il est impossible de s’attacher au moindre personnage. Aucune chaleur, aucune empathie, aucune rage, pas la moindre émotion. Mais un vrai sentiment d’étrangeté.

Le problème est que je suis sans doute trop rationnel. En avançant, quand j’ai vu que l’atmosphère cauchemardesque ne semblait aboutir sur aucune résolution, ou aucune explosion, que tout resterait brumeux, j’ai commencé à me désintéresser complètement de l’histoire, après m’être désintéressé des personnages. D’où le décrochage complet.

J’en conclut que Hye-Young Pyun et moi sommes incompatibles, ce fut ma dernière tentative.

Hye-Young Pyun / La nuit du hibou, ( ???, 2012), Rivages/Noir (2022) traduit du coréen par Lee Tae-yeon et Pascale Roux.

2 réflexions au sujet de « La nuit du hibou »

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